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Vivre avec le Christ et Mourir avec Lui

Une Brève Citation

23/11/1996

1850…Vivre avec le Christ et Mourir avec Lui : concernant l’Amour Affectif vs Agapè, et la Contrefaçon Païenne du Christianisme

Je suis tombé sur un petit livret l’autre jour et, j’aimerai partager un ou deux paragraphes. Le nom de l’écrivain est Søren Kierkegaard. Il a vécu de 1813 à 1855.

L’amour émotionnel engendre souvent la jalousie, et provoque donc l’agonie. L’amour émotionnel cherche à posséder le bien-aimé, et cherche ainsi finalement à détruire le bien-aimé (ou la bien-aimée). Ainsi, si la personne aimée se refuse à être une possession, le cœur est en feu avec de la jalousie. La personne jalouse ne déteste pas l’être aimé, mais il est torturé par la crainte que le bien-aimé se libère. La personne jalouse plaide pour être assurée du bien-aimé, se réjouissant de tous les signes de douceur. Mais cette douceur ne fait qu’ajouter à l’incendie de la jalousie en augmentant le désir de posséder l’objet aimé ; mais paradoxalement, si la personne aimée est prête à être possédée, cela n’éteint pas l’agonie. Plutôt la jalousie se transforme en mépris, car une personne qui est possédée par un autre perd toute individualité, toutes les qualités qui peuvent évoquer l’amour.

L’acceptation de la doctrine Chrétienne ne rend pas une personne Chrétienne. Devenir Chrétien dépend de vivre avec le Christ et de mourir avec Lui. En effet, le vrai Chrétien n’a aucun intérêt dans la doctrine, qui est un peu plus une tentative de définir ce qui est au-delà des définitions. Juste comme un amant n’essaierait jamais de définir son amour, ainsi un croyant n’essayera jamais de définir sa foi. En effet, il n’y a aucune différence entre un amant et un Chrétien : tous deux sont remplis avec une passion intérieure.

Le malheur de la Chrétienté, c’est qu’il a encouragé les gens à l’idée que par la connaissance des faits concernant la vie du Christ il y a 1800 ans, ils ont la foi. Par degrés, alors que les connaissances sur le Christ sont acceptées comme la foi, ainsi toute la moelle et la vigueur sortirent du Christianisme ; la tension du paradoxe de la foi a été relâchée ; on devint un Chrétien sans s’en rendre compte : l’offense du Christianisme était ignorée. On prit possession de la doctrine Chrétienne, la tournant et l’inspectant, tandis que la signification de Jésus-Christ Lui-même était perdue. Devenir Chrétien devint aussi simple que d’enfiler un pied dans un bas. Et de cette manière le Christianisme devint le paganisme. Le Dimanche, les ecclésiastiques en chaire parlent beaucoup de sornettes sur les vérités glorieuses et inestimables du Christianisme, et la douce consolation qu’elle offre. Mais il n’est que trop évident que le Jésus Christ à qui ils font référence est simplement un personnage historique, et non pas une réalité vivante.

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