1858 - Sur les Refuges des Mensonges
3/3/2010
« J’ai établi la droiture comme une règle, et la justice comme un fil à plomb. La grêle balaiera le refuge de la fausseté et l’eau inondera l’abri du mensonge. » (Esaïe 28:17)
TOUS les hommes se savent pécheurs contre Dieu. Ils savent aussi que, comme des pécheurs, ils sont en péril et n’ont pas de refuge. D’où leur souci de trouver un refuge, car ils savent qu’ils peuvent trouver cela dans la façon d’abandonner le péché et en se tournant vers le Seigneur ; mais ils choisissent de ne pas abandonner leurs péchés. C’est pourquoi il semble y avoir aucune ressource commode, mais de se cacher sous un refuge.
Notre texte parle de « du refuge des mensonges. » Pourtant, il est évident que les hommes, qui ont recours aux mensonges comme à un refuge, ne regardent pas ces mensonges comme à des mensonges, mais comme la vérité. Ce fait nous amène à soulever la question fondamentale primaire - Avons-nous une règle ou une norme qui montrera ce qu’est la vérité, et ce qu’est la fausseté ? Les hommes ont de nombreuses opinions sur la religion ; toutes ne peuvent pas être vraies ; comment peut-on déterminer ce qui est vrai et ce qui n’est pas vrai ?
Nous avons un test infaillible.
Le Salut, pour qu’il soit réel et disponible, doit être le salut du péché. Tout le reste échoue. Tout système de religion qui ne rompt/brise pas le pouvoir du péché, est un mensonge. S’il n’expulse pas l’égoïsme et la convoitise, et s’il n’engendre pas l’amour vers Dieu et l’homme, la joie, la paix, et tous les fruits de l’Esprit, il est faux et sans valeur. Tout système qui échoue dans ce domaine vital est un mensonge – ne peut être d’aucune utilité - ne vaut pas mieux qu’une malédiction.
Ce qui n’engendre pas en nous l’esprit du ciel et nous rend semblable à Dieu, peu importe d’où il vient, ni par quel sophisme défendu, est un mensonge, et si on y fuit comme un refuge, il est un refuge « de mensonges. »
Encore une fois, s’il n’engendre pas la prière, ne nous uni pas avec Dieu, et ne nous amène pas à la communion et la sympathie avec Lui, c’est un mensonge.
Si cela ne produit pas un entendement céleste, et expulse un entendement mondain, et nous sevre de l’amour du monde, c’est un mensonge. Si cela n’est pas en train d’engendrer en nous l’amour demandé dans les Écritures, l’amour de Dieu et de Son adoration et de Son Peuple - en fait, de toute l’humanité : si cela ne produit pas tous ces états d’entendements qui conviennent à l’âme pour le ciel, il échoue tout à fait de son objectif.
Et maintenant, laissez mes auditeurs prendre fait de ce que Dieu dit. Il déclare : « La grêle balayera le refuge du mensonge et les eaux inonderont l’abri du mensonge. » Sans doute cette grêle est le symbole de la colère de Dieu. C’est approprié que Dieu soit mécontent de ces refuges de mensonges. Il aime trop bien la Vérité pour avoir la moindre sympathie avec des mensonges. Il aime les âmes des hommes trop profondément pour avoir la moindre patience avec ces agences si destructives. Par conséquent, Il déteste tous ces refuges de mensonges, et a déclaré solennellement que la grêle les balayera très loin.
Les eaux, déclare-t-Il, inonderont les caches. Chaque recours qui laisse l’âme dans le péché est une cachette. Toute affectation religieuse est telle, et n’est pas mieux. De mettre une simple apparence de dévotion et de moralisateur, comme si Dieu ne pouvait pas voir l’hypocrisie, est une cachette fragile en effet. Donc de toute formalité religieuse - en passant par les formes du culte, être « dans l’église », « être baptisé » - qu’est-ce que cela accomplit, à moins que leur piété soit l’instinct de la vie et que cette vie soit l’âme de la vraie sainteté ?
Souvenons-nous du test - ce principe simple : Ce qui sauve du péché est vrai ; tout le reste est faux et ruineux.
(CGF, 1858) - aec