Ces Hommes Troublent Notre Ville
19/10/1989
Il y a quelques pages de ce livre ayant ce genre de lien avec ce qui s’est dit. Il parle de Paul et de Silas et comment ils partagèrent réellement les souffrances du Christ. Et si nous sommes vraiment comme le Christ, alors nous PARTAGERONS Ses souffrances. Le même Esprit Saint qui était en eux, est en nous - du moins c’est ce que j’en ai compris. Quand j’ai lu ce chapitre, il parle de la fin des temps et la façon dont ça sera difficile, et c’est vrai - mais plus que cela, c’est l’autre partie, la puissance de l’Esprit dans nos vies, et comment cela va être un témoignage.
Ce n’est qu’une partie d’un chapitre. Il commence juste après que Paul vient de chasser le démon de la fille esclave, qui les avait suivis pendant un moment. Ensuite, Paul a été amené devant le marché, car il avait chassé le démon, et que les propriétaires de la jeune fille n’étaient pas heureux qu’il l’avait fait.
« Ces Hommes Etant Des Juifs Qui Troublent Grandement Nos Villes
Quelle est la récompense pour de tels services exceptionnels rendus à Dieu ? Allons-nous recevoir une plaque pour service méritoire et d’être surnommé l’Homme de l’Année par la Chambre de Commerce, parce que nous avons obéi à la vision céleste ? Joseph a été jeté dans un cachot. Elie a été convoqué devant Achab et a été demandé : « Es-tu celui qui trouble Israël ? »
« Quand les maîtres de la servante ont vu disparaître l’espoir de leur gain, ils se sont emparés de Paul et Silas, et les ont traînés sur la place publique devant les magistrats. Ils les ont présentés aux juges en disant: ‘Ces hommes sèment le trouble dans notre ville. Ce sont des Juifs et ils annoncent des coutumes qui ne nous est pas permis d’accepter ni de suivre, à nous qui sommes romains.’ La foule s’est aussi soulevée contre eux, et les juges ont fait arracher leurs vêtements et ordonné qu’on les batte à coups de fouet. Après les avoir roués de coups, ils les ont jetés en prison en recommandant au gardien de la prison de les surveiller de près. Face à une telle consigne, le gardien les a jetés dans la prison intérieure et a attaché leurs pieds dans des entraves. » (Actes 16:19-24)
S’il s’agit d’un modèle définitif de Dieu, alors nous devrions avoir toutes les attentes raisonnables que notre obéissance à l’Esprit Saint, résultera dans la même conséquence que ça l’a fait pour Paul et Silas. C’était vrai pour Jésus et ce sera vrai pour chacun de Ses disciples.
« Puis Il [Jésus] leur dit : ‘Oh, gens sans intelligence, et lents de cœur à croire ce que tous les prophètes avaient parlé : Ne fallait-il pas que le Christ souffre ces choses, et qu’Il entre dans Sa Gloire ?’ Et [Il] leur dit : ‘Ainsi il est écrit, et donc il appartenait au Christ de souffrir, et qu’Il ressuscite des morts le troisième jour.’ » (Luc 24:25, 26, 46)
L’obéissance au Seigneur n’aboutira pas à être acclamé et applaudi par les hommes dans les places de marché de ce monde. Il se traduira par des reproches, la persécution, la souffrance et peut-être la mort. Soyez prévenus que ça ne peut pas venir que par le monde ; vous pouvez recevoir la même chose de ceux qui se disent Chrétiens. « Et la foule se leva ensemble contre eux. »
Comme Dieu est en train de rassembler ensemble l’unité de Son Corps, satan est également en train de réaliser l’unité de son côté. Ils vont s’affronter à la fin de l’âge. Il n’y a rien qui aura plus de puissance de rassembler ces forces qui sont opposées à Dieu, que l’opposition commune au Peuple de Dieu. Les pouvoirs politique, social, économique et religieux qui n’ont jamais été d’accord sur quoi que ce soit, s’uniront contre les vrais Croyants.
Beaucoup d’entre nous porteront sur nos corps, comme le fit Paul, les marques de Jésus Christ. Ceci sont les dernières heures. Lors de la collision titanesque entre lumière et obscurité, il y aura des pertes. Les hommes ne seront pas capables de supporter une telle extrémité, à l’exception qu’ils soient soutenus par l’Esprit Saint.
« Et quand ils les avaient frappés de beaucoup de coups… » Combien enclins nous sommes à tout simplement passer sur des mots comme ceux-ci, sans même sourciller. La plupart d’entre nous ont été isolés de toute compréhension réelle de ce genre d’expérience. J’avais l’habitude d’être un fan de boxe, et chaque mercredi et vendredi soir, j’étais collé à un poste de télévision, c’était la soirée « fight night. » Eh bien, quand ce gars-là s’affalait contre la corde, mon cœur battait d’excitation ; lorsque le protège-dents volait à travers le ring, je pouvais à peine attendre le knock-out ; comment j’aimais le sens du suspense lorsque le perdant était chancelant et sur le point de tomber.
Une nuit, je suis allé à l’arène pour regarder un combat dans la chair, pour la première fois. Je n’ai plus jamais été un fan de boxe depuis cette nuit là. Le premier coup a atterri sur les côtes avec un impact fort ; lorsque le gant a été arraché, j’ai vu une grosse zébrure rouge la taille du gant, et j’ai commencé à avoir un sentiment maladif dans mon estomac. Cela a été suivi par plus de coups, de cassures et de beignes. Quand j’ai vu le protège-dents volé, j’étais au bord de la nausée.
J’ai été écœuré par la vue réelle du sang et des crachats, des vraies blessures, des vrais coups. D’une certaine façon, l’impact réel ne m’avait jamais atteint en regardant la télévision. Voici le point : Cette génération a grandi en face de la télé. Cela est vrai, non seulement au sens littéral, mais dans la représentation symbolique de notre parfait état général tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Chrétienté. Nous avons été isolés et protégés, et n’ont pas obtenu le plein fouet et la force de la vie comme elle est. La réalité a été si filtrée et raffinée, que nous ne l’avons pas comprise dans sa totalité. Nous avons besoin de Dieu pour nous ouvrir les yeux.
« Et quand ils les eurent frappés de beaucoup de coups… » Je loue le Seigneur pour Sa discrétion ; Lui seul connaît le nombre de coups que « beaucoup » représente. Dans la deuxième lettre aux Corinthiens, Paul a écrit qu’il avait reçu trente-neuf coups à cinq reprises (2 Corinthiens 11:24). Quarante coups de fouet étaient la peine maximale, prévu par la loi Juive (Deutéronome 25:1-3). Il était de tradition dans les synagogues, de s’arrêter à trente neuf, pour être sûr de ne pas aller au-delà des limites. Telle était la pratique du peuple Juif de Paul ; les gentils à Philippes qui les avaient frappés de beaucoup de coups, des coups de verges, n’avaient pas l’obligation de rester dans les limites de cette loi.
Pouvez-vous imaginer Paul et Silas, dépouillés de leurs vêtements, publiquement humiliés sur le marché ? Puis, le premier coup - le son de celui-ci seul, suffit à vous rendre malade. CLAQUE. Vous voyez la zébrure rouge et laide qui apparait alors que cette verge s’écrase contre la chair nue…et il y en a encore beaucoup à suivre. Alors que ces verges continuent à s’abattre et à fissurer, ce qui était rouge d’abord, est maintenant quelque peu bleu - CLAQUE - vert maladif - CLAQUE - la peau est fissurée de partout - CLAQUE - ces épines coupent dans la chair ouverte, jusqu’à l’os…et nous n’avons pas encore compté dix. Lorsque ces hommes furent finalement jetés dans la prison intérieure, ils étaient aussi pathétiques à voir qu’on ne puisse jamais imaginer.
Partout où nous allons toucher ce système mondial actuel par la puissance de l’Esprit, nous allons être également amenés devant les gouvernants et les magistrats sur le marché, où l’action est. « Katz, vous ressemblez tellement au radical que vous avez été. » Je ne fais pas allusion au communisme, au socialisme ou au capitalisme, mais à l’ensemble du réseau gouverné par le prince des ténèbres, ce système qui joue sur les passions et l’ambition de l’homme. Si vous l’ébranlez, le contestez, et que vous libériez des prisonniers par la puissance de l’Esprit Saint, vous ne manquerez pas de susciter de vives réactions. Il est clair pourquoi les langues étaient arrachées des chefs Chrétiens derrière le Rideau de Fer ; leur existence même, leurs vies engagées à défendre la vérité de Dieu, constituaient une menace dangereuse pour l’ordre terrestre établi.
Il y a un principe de Dieu ici : nous allons souffrir dans le monde dans la proportion exacte du degré de l’obéissance que nous Lui rendons. Il nous appellera de foi en foi, ou plus précisément de la mort à la mort. C’est pourquoi l’amour d’un grand nombre se refroidira. Pas beaucoup n’ont l’estomac pour ce genre de service.
« Ça alors, tu étais sensas avant, Art. Maintenant, tu es comme une couverture mouillée. Je pensais que tu aimais le ‘Jésus Mouvement.’ N’avions-nous pas eu de grands moments à témoigner et à jouer de la guitare et à chanter des chansons ? » Ne vous méprenez pas. Je ne suis pas contre ça. Il y a une valeur en cela. Il y a beaucoup toutefois qui sont en train d’avoir du « bon temps », qui ne vont pas être là dans la dernière heure. Les forces vont être réduites, car ce n’est pas tout le monde qui sera prêt à porter la couronne d’épines, qui doit précéder la couronne de gloire.
« Ces hommes, étant Juifs, troublent notre ville. » Vous n’avez pas besoin d’être né Juif pour être ce genre de « Juif. » Celui-là se fait uniquement par une opération de l’Esprit, une circoncision, non pas de la chair, mais du cœur. Le « Juif » qui peut troubler nos villes, est celui qui apprécie la louange de Dieu plus que la gloire des hommes.
J’étais à Zurich récemment, et pour mon premier jour, je fis une marche à travers la ville. C’était le dernier mot dans le raffinement, dans l’ingéniosité moderne, dans la réalisation de l’homme, dans les choses à porter, dans les choses à posséder. Il y avait une collection de voitures de toutes formes, de toutes tailles et de toutes marques. Les femmes étaient ornées de bijoux et de manteaux de fourrure de tout genre. Au milieu du luxe et des richesses indescriptibles, j’ai vu, partout, des gens marcher comme des cadavres. Je revins à l’appartement où je logeais, m’étendis comme un homme mort sur le sol, et sanglota avec effusion et convulsion comme un enfant.
Quand Zurich sera ébranlé ? Genève ? Berlin ? Francfort ? Paris ? Moscou ? Londres ? New York ? Los Angeles ? Dans chaque grande ville, des hommes se dirigent vers leur sort (tragique) sans la moindre conscience qu’ils sont sur une telle voie. Dieu cherche des « Juifs » qui troubleront excessivement des villes. Nos villes sont déjà ébranlées pour satan par ceux qui s’occupent des bombes, des crimes, de la rébellion et de la pornographie. Où sont les « Juifs » de Dieu, sous la puissance de Son Esprit, prêts à ébranler les villes pour le Christ ? Où sont les hommes et les femmes d’âge mûr qui, lorsqu’ils sont appelés aux principales villes par une vision céleste, maintiendront la ligne droite, n’attendant aucune couronne, aucune plaque des mains du prince de ce monde, mais seulement, si besoin, la souffrance, l’humiliation et la honte.
Et les Prisonniers Les Entendirent
Peut-être que certains d’entre vous ont été à Rome et ont visité la cellule dans laquelle Paul a passé ces dernières années. Elle est semblable à celle dans laquelle lui et Silas furent incarcérés à Philippes.
Il s’agit d’un trou noir qui brille de sueur dans la chaleur de la journée. L’odeur humaine d’urine et d’excréments est encore dans ce lieu, bien qu’elle n’ait pas été utilisée comme prison pendant des siècles. Imaginez ce que ça sentait quand elle était utilisée. Dans cette puanteur, les rats et la vermine se presseraient autour, et les gémissements des prisonniers seraient entendus des autres parties de la prison. C’était un enfer infernal.
Je suis le genre de gars qui a de la difficulté à rester assis lors d’une réunion charismatique pendant plus d’une demi-heure, sans que ça me démange, sans que j’ai besoin de mouvement, de m’étendre, en essayant d’être plus confortable. Paul et Silas, tandis qu’ils étaient dans une douleur indicible, leurs dos en lambeaux, leurs pieds liés dans les stocks, ne pouvaient même pas modifier leur position.
Comment la plupart d’entre nous répondraient à nous retrouver dans une telle situation ? Nous serions tentés de dire : « Oh mon Dieu, où ai-je mal tourné ? Comment ai-je manqué le but ? Je croyais être obéissant à la vision céleste, mais regarde-moi maintenant. » Nous disons ce genre de chose au sujet des difficultés bien moindre. Ces deux disciples du premier siècle, dans un état de souffrance qui éclipse ce que nous avons vécu pour le Seigneur, ont réagi différemment. « Et à minuit, Paul et Silas priaient et chantaient des louanges à Dieu. »
Nous sommes entourés par un nuage invisible de témoins, des hommes qui, à travers les âges, ont prié et chanté les louanges de Dieu au milieu de l’adversité. Ils nous regardent, attendant que nous finissions la course qui a été placée devant nous, que nous puissions nous réjouir avec eux ensemble.
Nous avons fait une grosse affaire de la louange dans le mouvement charismatique. C’est presque devenu une technique et une formule. « Levez-vous de vos sièges ; levez vos mains au-dessus de la tête ; chantez les chœurs à plusieurs reprises. Si nous créons assez d’enthousiasme, nous aurons une grande réunion. »
Les dons de l’Esprit n’ont rien à voir avec des méthodes de manipulation. Ils sont Saint, Saint, Saint. Dieu a donné l’habilitation divine pour toutes les éventualités et tous les besoins à la fin de l’âge. Les hommes parlent de l’Esprit de Dieu comme s’Il est venu pour améliorer nos confessions et pimenter nos réunions. Ayez une vénération pour LUI. On nous a donné de Saintes Provisions pour une Tâche Sainte par l’Esprit Saint.
« Et à minuit, Paul et Silas priaient et chantaient des louanges à Dieu. » Si, au cours de mes pires moments d’athéisme, il aurait suffit que cette page avec ce verset glorieux ait flottée dans la rue, je crois qu’après l’avoir ramassée et lue, je serais tombé sur mon visage devant Dieu et L’aurais adoré ; j’aurais su qu’aucun homme ne peut louer et adorer Dieu dans une telle crise, adversité et souffrance sauf s’il y avait un Esprit Saint.
On peut lire sur les martyrs à travers les âges qui étaient jetés aux lions, grillés sur des charbons, et brûlés sur le bûcher, qui chantèrent des louanges, jusqu’à ce que leurs voix disparaissent. Dans ce clair moment, Dieu apporte à Ses Enfants une faveur spéciale de la Grâce, l’intimité avec Lui dans la communion de Ses souffrances, qui leur permet de supporter plus. Par ce miracle céleste, les hommes peuvent glorieusement témoigner au monde de la réalité du Messie Jésus et du Dieu de nos pères, à l’heure de leurs plus cruelles souffrances. C’est à cette heure, que nous sommes appelés.
Au cours de son troisième voyage missionnaire, Paul, dans son allocution d’adieu, aux anciens d’Ephèse à Milet, illustrait l’attitude de cœur que Dieu cherche à établir dans le cœur de Son Peuple.
« Et maintenant, voici que, lié par l’Esprit, je vais à Jérusalem sans savoir ce qui m’y arrivera. Je sais seulement que, de ville en ville, l’Esprit Saint m’avertit que des liens et des souffrances m’attendent. Mais je n’y attache aucune importance et je ne considère pas ma vie comme précieuse, pourvu que j’accomplisse [avec joie] ma course et le ministère que le Seigneur Jésus m’a confié : annoncer la Bonne Nouvelle de la Grâce de Dieu. » (Actes 20:22-24)
Un frère yougoslave m’a dit une fois, avec l’espoir sérieux et humble : « Art, peut-être que Dieu a réservé à l’homme l’honneur de porter la couronne du martyre. » De tels hommes ne sont pas façonnés en un instant.
Ce n’est pas un temps de se dorloter ni de se pomponner mollement. Dieu désire soulever une armée de soldats spirituelles. Nous avons besoin de devenir un peuple discipliné qui sait ce que cela signifie de renier nos appétits charnels et, de se soumettre aux épreuves et aux façonnages de la main de Dieu.
Trop d’entre nous objectent encore fortement chaque fois que quelque chose empiète sur notre chair. J’ai vu des croyants reculer à l’idée d’aller chez le dentiste. Tant que nos priorités demeurent la chair, nous serons un peuple qui recule devant la douleur et s’enfuient devant la souffrance.
En tant que disciples du Christ, chacun de nous est confronté par la même décision fondamentale. L’écrivain aux Hébreux définit clairement la nature de ce choix dans l’exemple de Moïse :
« C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du pharaon. Il préférait être maltraité avec le peuple de Dieu plutôt que d’avoir momentanément la jouissance du péché. Il considérait l’humiliation attachée au Messie comme une richesse plus grande, que les trésors de l’Egypte, car il avait le regard fixé sur la récompense à venir. C’est par la foi qu’il avait quitté l’Egypte sans craindre la colère du roi, car il s’est montré déterminé, comme s’il voyait Celui qui est invisible. » (Hébreux 11:24-27)
Nous avons seulement considéré que la première partie de ce vingt cinquième verset dans Actes 16 : « Et à minuit, Paul et Silas priaient et chantaient des louanges à Dieu. » La partie la plus belle et glorieuse suit : « Et les prisonniers les entendirent » (Actes 16:25 b)
Je n’ai pas le moindre doute que, quand je serais au ciel, je verrai tous les prisonniers qui entendirent Paul et Silas.
Pourquoi revenons-nous à la maison vidés et déprimés des campagnes d’évangélisation ? Rien d’important ne semble avoir été accompli dans le Royaume éternel. Si souvent, nos mots semblent tombés par terre, comme l’eau sur le dos du canard proverbiale : Pas de pénétration. Combien de fois ne nous sommes pas jetés sur le lit épuisés, écrasés avec le sentiment de futilité, et de s’écrier : « Oh Dieu, que faut-il faire ? »
Cela va prendre beaucoup plus que des bonnes paroles ; quelque chose de plus que des citations d’Écritures délivrées onctueusement. Je crois de tout mon cœur, que notre dernier témoignage à la fin des temps sera notre vraie joie en Dieu et, notre louange et adoration de Lui dans l’adversité et l’affliction. « Et les prisonniers les entendirent. »
Dieu a permis à Ses enfants Hébreu Schadrack, Meshach et Abednego de passer à travers une fournaise ardente. Ils en sont sortis sans un seul poil roussi et sans même l’odeur de la fumée sur leur corps. Je crois que notre Dieu qui ne change pas traitera Ses enfants de la même manière merveilleuse à la fin de l’âge. Je ne m’attends pas à ce que nous serons facilement enlevés au Ciel quand la situation devient « chaude. » Nous passerons en toute sécurité par le feu et notre passage en toute sécurité sera une révélation de la réalité glorieuse de Dieu à ceux qui souffrent partout autour de nous. Remplis de l’Esprit Saint, nous ne cesserons pas de louer Dieu et de chanter notre amour pour Lui ; et les prisonniers nous entendrons.
« Et soudain il y eut un grand tremblement de terre, de sorte que les fondements de la prison furent ébranlés, et immédiatement les portes s’ouvrirent et les liens de tout le monde se détachèrent. » (Actes 16:26)
« Oh, Art, quelle merveilleuse coïncidence. N’est-ce pas étrange ? Au moment même qu’ils louaient Dieu, un tremblement de terre vint. Parlez de coïncidence. Et regardez, regardez, les liens de tout le monde se détachèrent, et les portes s’ouvrirent, et - . Coïncidence mon pied ! Dieu demeure au milieu des louanges de Son Peuple. (Psaume 22:3), « et où l’Esprit du Seigneur est, là est la liberté. » (2 Corinthiens 3:17 b)
Notre Dieu est le Dieu de la Vérité, et Il ne demeure pas et ne demeurera jamais dans des louanges qui ne sont pas authentiques ou qui sortent de nos lèvres seulement dans l’absence de crise. C’est une chose de louer Dieu alors que vous êtes confortables, vêtus, logés, et nourris, lorsque tous les besoins sont pourvus. Pouvez-vous, cependant, Le féliciter quand tout va mal, quand vous êtes seul, vous ne comprenez pas pourquoi, et Il n’est pas rapide à l’expliquer ? Voilà le genre de louange qui ouvre les portes de la prison et secoue les fondations.
Beaucoup d’entre vous attendent pour que votre situation s’améliore. Dieu, cependant, vous attend pour ouvrir votre bouche et Le louer dans votre affliction et dépravation présente. Paul et Silas n’ont pas atterri accidentellement en prison. Notre Seigneur savait dès le début que leur obéissance à Lui allait les entraîner dans des souffrances et des humiliations. Ils louaient Dieu et se réjouissaient d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le Nom du Christ.
Nous avons besoin d’avoir les bases de notre vie tellement secouées, que nous pouvons chanter notre amour et notre gratitude à Dieu dans les profondeurs de nos crises. Lorsque ces deux hommes adoraient le Saint d’Israël à partir de cette cellule puante, « immédiatement toutes les portes furent ouvertes, et les liens de tout le monde furent relâchés. » Il y avait une parfaite liberté. L’Esprit du Seigneur avait intervenu.
- A.K. La Réalité, l’Espérance de la Gloire
Il continu sur ce qui s’est passé avec le geôlier. Quand j’ai lu cela, ce qui m’a frappé le plus était la chose suivante : nous nous inquiétons de trop sur ce que nous allons dire (ou du moins je le fais), si je vais avoir les mots qui convaincront et pénétreront, mais leurs vies étaient le témoignage. Ils n’essayaient pas de « témoigner » à tout le monde dans la prison, mais leurs vies étaient un témoignage. Nous disons que nous sommes disposés à suivre ces hommes, la grande nuée de témoins - mais voila la grande nuée de témoins qui est devant nous ! Est-ce la voie que nous sommes disposés à prendre, par Sa Grâce, par Son Saint-Esprit ? Je ressens, même en lisant ceci, que nous sommes toujours au même endroit. Nous sommes encore si loin de cela, mais la seule raison pour laquelle j’ai partagé ceci, c’est que ce soit comme une graine. C’est comme ça que je l’ai vu. Un jour, Dieu peut remettre en mémoire les mots qui ont été prononcés, et je peux dire : « C’est ceci qui a été prédit. » Je voulais juste partager ceci avec vous les gars.