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Le tombeau est Espoir

10/9/1992

Souvenez-vous de ce que nous avons observé il y a quelques minutes, « La princesse est oisive. Elle devrait être en train d’intercéder pour les saints. » Ce que Kevin a dit, je l’ai vu maltraité deux ou trois fois. Lorsque quelqu’un dit : « Oui, je me sens fatigué. Y-a-t-il quelqu’un pour me soutenir? ». Avez-vous déjà vu cela ? « Où sont-ils quand j’ai besoin d’eux ? Je croyais que tout le monde devait être spirituel. Je suis déçu. »

Il s’agit de donner votre vie pour les autres. Il ne s’agit pas de vous. Dieu nous soutient lorsque nous soutenons les autres. C’est dans mes pires moments que j’ai eu le plus besoin de regarder et de prier pour les gens autour de moi. Dieu me soutient quand je soutiens les autres. Paul dit dans II Corinthiens 1 : « J’étais en train de mourir. J’ai failli mourir mille fois. J’ai désespéré même de la vie, mais la raison pour laquelle j’ai supporté cela est qu’ainsi je peux vous remplir de la vie que j’ai donnée. La douleur que je subis vous apporte Vie et Joie ». Cette désespérance même de la vie, cette agonie qui l’a amené à une mort virtuelle, littérale ; la douleur qu’il a ressentie, il l’a transformée pour les autres. Il a été blessé plus que vous, et pourtant il voulait le changer en Vie pour les autres.

Quelque chose concernant cette transaction de foi dans nos propres cœurs et nos vies dit : « Je refuse que cela devienne une fixation intérieure. Il ne s’agit pas de moi. Je vais faire confiance à un fidèle Créateur et persévérer en faisant le bien. Je vais servir les buts de Dieu dans ma génération. Bien sûr, je vais rencontrer de l’opposition. Bien sûr, j’ai besoin de revêtir dans mon corps la mort de Christ afin d’être utile à Dieu et à Ses buts, et à Son peuple, et à ce monde perdu. » Ne pensez pas qu’il soit étrange que vous supportiez des épreuves et des tentations. Vos frères dans le monde souffrent autant que vous et vous n’êtes pas le centre du monde.

Quand Job a prié pour ses amis, il est dit que sa fortune fut rétablie. Dieu put le bénir quand il changea et intercéda pour les autres. Cette princesse ne fait rien. Pourquoi ? Soit elle est inconsciente. Elle s’est endurcie à cause des choses de ce monde. Elle est donc devenue paresseuse. Ou alors elle s’apitoie sur elle-même, et ne prie pas pour les autres mais seulement pour elle.

Dieu n’agit pas ainsi ! Si vous voulez vraiment trouver Dieu, Il vous délivrera de cette situation, mais Il ne vous fera pas prospérer dans cette situation parce qu’Il nous remplit de Sa puissance et de Sa vie quand, faibles, nous nous réjouissons d’être faibles. Nous ne nous plaignons pas dans nos faiblesses. Dans II Corinthiens 12, Paul dit, « j’ai demandé à Dieu d’enlever cette douleur. Je voulais qu’elle s’en aille. Je Lui ai demandé trois fois et Dieu a dit, « Non, tu ne comprends pas, Paul. Si tu continues à faire Ma volonté, si tu n’abandonnes pas », et Paul dit aux Corinthiens un peu plus loin, « Que je sois maudit si je ne vous sers pas, frères, par ma vie et par la Parole de Dieu en prenant soin de vous et en vous aimant. Que je sois maudit. Malheur à moi, si je ne fais pas cela. » Et bien ! Ce qui s’est produit dans son cœur était qu’en traitant cette douleur et cette agonie qu’il ressentait, il a décidé, par la révélation qu’il recevait, que Christ lui-même avait été crucifié dans la faiblesse et non dans la force. Il continua à le dire en 2 Corinthiens 13. Pas de pause dans les chapitres. C’est une seule et même pensée. Et ce qu’il disait, c’est que l’on peut souffrir. Cela ne veut pas dire que vous avez raté. Cela ne veut pas dire que quelque chose soit terriblement mal. Cela voudrait juste dire que Dieu veut manifester Sa puissance sur vous, et Lui seul fait reposer sa puissance sur ceux qui sont crucifiés dans la faiblesse plutôt que dans la force, afin que personne ne se vante. Il ne désire pas que nous soyons prétentieux ou orgueilleux, ou que nous soyons musclés, puissants, ou de vaillants soldats.

Et jusqu’à ce que nous comprenions cela dans nos cœurs, que le tombeau est un lieu d’espoir, c’est un bel endroit où demeurer. Nous vanter de nos faiblesses plutôt que de gémir, en espérant que ça s’en aille pour que je puisse éventuellement être utile à quelqu’un d’autre et me concentrer sur les autres. Non, ce n’est pas ainsi que la douleur s’en va et que l’on peut finalement être utile à quelqu’un d’autre. C’est quand vous souffrez que vous devez dire, « Dieu, je T’aime. Je me réjouis dans cette faiblesse. Je me réjouis que mon nom soit écrit dans le Livre de Vie. Je me réjouis de cela, et je ne fais pas marche arrière. Je cherche les autres qui, sans aucun doute, souffrent plus que moi, et qui ont besoin de ressentir Ton amour. » Dans ce contexte, Il donne une Parole pour soutenir celui qui est faible. Quand vous ne regardez pas à vous-même—« Quelqu’un peut-il me donner une parole pour alléger ma souffrance ? » - mais qu’au contraire, vous mettez de côté votre vie, peu importe ce que vous ressentez, en vous réjouissant dans cette faiblesse. Alors et seulement alors, la puissance de Christ peut reposer sur vous. Alors que vous priez pour vos amis, Dieu peut faire quelque chose de spécial dans votre vie.

Tout ceci peut se produire dans beaucoup de vies dans le monde ; Cela doit devenir un canal dans un nombre incroyable de vies. Si j’avais à choisir les dix plus importantes choses qui doivent changer, afin que le Christianisme remplisse la terre de la Gloire de Dieu, ceci en ferait partie et même, ce serait au rang des cinq premières. Nous devons apprendre comment agir quand nous souffrons. Vous centrez vous sur vos besoins, ou vous tournez-vous vers le Ciel et autour de vous pour la gloire de Dieu ? De toutes vos forces, en plein dans la figure de satan ! En nous vantant dans notre faiblesse. En nous vantant de vouloir mourir intérieurement, mais renouvelés de jour en jour alors que nous faisons appel à la Grâce de Dieu !

Et, c’est jour après jour. Vous n’en recevrez pas un plein camion entrant en marche arrière dans votre allée. « Maintenant, j’en ai jusqu’au mois prochain. » C’est jour après jour. C’est jour après jour. Vous ferez l’expérience de la Grâce de Dieu. Vous goûterez aux puissances de l’âge à venir. Et ce sera un peu bref parce que dès que ce moment sera passé, l’occasion sera passée de faire la volonté de Dieu, de bien voir, de prendre soin, d’aimer, de servir, et l’occasion sera passée, et vous rentrez chez vous et vous voulez juste pleurer. Et satan dit que vous êtes un hypocrite. Vous répondez, « Non, je suis un serviteur de Dieu, je suis racheté par le Sang de l’Agneau. Voilà Ses cicatrices, je les porte dans mon propre corps pour Lui. Je me vante de mes faiblesses, satan. Je ne les fuis pas. » Je m’en réjouis. Maintenant, dans ce contexte Dieu peut faire des miracles.

Nous devons comprendre à quoi ressemble un chrétien victorieux, l’Eglise victorieuse. Ce n’est pas un groupe de héros qui peut citer la Bible à droite et à gauche toute la journée et qui peut prouver que tous leurs ennemis se trompent. Ce sont des gens qui sont prêts à souffrir et à mourir dans l’humiliation, mais qui s’élèvent pour aimer et servir au sein de leur propre douleur. A regarder vers autrui et non à eux-mêmes au milieu de leur propre souffrance. Alors, et seulement alors, la puissance de Christ demeure sur nous. Non pas de nous-mêmes, non pas que je puisse ressentir que je suis baptisé du Saint Esprit. Gloire, Alléluia ! Mais pour que les autres soient touchés par la Grâce de Dieu. C’est pour ça. Ce n’est rien d’autre que ça.

Vous soignez les autres. Dieu déverse Sa grâce sur vous pendant que vous déversez Sa grâce sur les autres. Ce n’est comme si vous étiez juste assis là comme un grand récipient attendant de boire afin de remplir les autres. Vous donnez à partir de votre besoin. Vous donnez de votre pauvreté et Dieu permet alors que vous, personne crucifiée, vous tenant dans l’humiliation et la douleur, soyez capable de faire des choses que tous les valeureux guerriers de l’univers ne pourront jamais accomplir. Ce qui humilie les principautés et les puissances, c’est la croix. Triompher d’eux se fait sur la croix (Col.2).

Ce canal doit changer. Que faites-vous quand vous souffrez ? La réponse à cette question déterminera finalement à un très haut degré, combien de cadeaux vous pourrez déposer aux pieds du Christ le dernier jour.

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