Ecouter pour l’Onction
28/12/2006
Comment pouvez-vous tous arriver à une décision de faire quelque chose ?
Eh bien, dans Actes 12, comment ont-ils décidé d’envoyer Barnabas et Saul ? Ils adorèrent et jeunèrent. Est-ce que c’est Lucius qui l’a dit, ou Manean qui l’a dit ? Nous ne savons pas qui l’a dit ou comment cela a effectivement vu le jour, mais dans l’ensemble du processus, il n’y avait pas un chef qui a dit « Bon, vous deux faites un voyage missionnaire. » Ils auraient répondu « Qu’est-ce qu’un missionnaire ? » Ils ne savaient pas ce qu’était un missionnaire, parce qu’il n’y avait pas une telle chose. Le mot n’est même pas dans la Bible. C’est dans l’arrière de votre Bible, dans toutes ces photos et cartes, mais le mot et l’idée même n’est pas en soi dans la Bible, la façon dont nous y pensons de toute façon.
Comment sont-ils arrivés à une décision dans Actes 15, quand ils ont eu un problème majeur doctrinal au sujet de la circoncision ? Les frères sont venus tous ensemble. Les surveillants de Jérusalem étaient présents, et certains visiteurs étaient là. Paul et Jacques—que la Bible appelle un apôtre, mais qui était également le demi-frère du Seigneur—étaient là. Tous ces frères étaient là ensemble, et un frère a dit cela, et Pierre a dit ceci, et peut-être que les gars qui étaient de la partie de Jacques dirent cela au sujet de la circoncision, et ils s’affairèrent avec celle-ci. Puis Pierre se souvint de quelque chose dans le livre d’Amos, ensuite Paul témoigna sur la façon dont Dieu confirma Sa Parole avec des signes, puis Jacques dit « Vous savez quoi, frères ? Il me semble que…Il semble bon pour nous et l’Esprit Saint que… »
C’était des frères travaillant ensemble. Ce n’était pas seulement une personne prenant une décision. C’était tout le monde ensemble écoutant la Voix de Dieu. Ils entendirent ces frères parler de la circoncision, et ils dirent « Vous savez, je connais la loi de Moïse aussi bien que vous, et je vois d’où vous venez, mais cela n’a pas vraiment résonné en nous. Je ne sais pas…Il y a quelque chose à ce sujet. Peut-être que nous sommes après un Isaac spirituel, pas un Isaac physique. C’est peut-être l’enfant de la Promesse que nous cherchons, et non pas l’enfant de la lignée physique. Hein ? » C’est quinze ans après la Pentecôte. Actes 15 est un temps assez long après la Pentecôte, et il y a de grands et puissants Apôtres de Jésus dans la pièce, et ils ne se sont pas faits reconnaître comme étant les chefs. Ils étaient là avec les autres frères, et ils faisaient tous une chose.
Ils étaient à l’écoute pour la Voix du Seigneur par le témoignage et la multitude des témoins. Et quand ils entendirent la Voix du Seigneur ensemble « Oh ! C’est ce que ce verset d’Amos signifie. Je me demandais toujours ce que cela signifiait. Ah ! Ça y est. C’est ce qui a été dit par le prophète Joël. » C’est venu d’un pêcheur, pas d’un savant. Il n’était pas un érudit en Hébreu. Il n’était pas un Pharisien ou un Sadducéen. Il était un pêcheur illettré et ignorant, mais il a été le premier à identifier ce que voulait dire Joël 2, et ce que les Actes 2 voulaient dire. « C’est ce qui a été prophétisé par Joël. Voici. Nous avons finalement obtenu la clarté. Nous avons finalement trouvé la solution. » Alors, il écoutait la Voix du Seigneur, plutôt que des études à ce sujet. Il fut le premier à très bien expliquer Joël 2, et il était un pêcheur.
Donc, c’est la façon dont nous prenons ces décisions les frères et sœurs s’assemblant ensemble et écoutant pour la Voix du Seigneur dans tout cela. Par exemple, si ce que nous parlons parait totalement non-Biblique, si cela ne ressemble pas à l’Esprit de Jésus, la personnalité de Jésus, et les Méthodes ou la Pensée de Dieu, ces choses au sujet de donner notre vie pour l’un l’autres, « Non, Jésus n’a pas fait cela, c’est fou. Je pense que nous avons juste besoin d’assister à quelque chose le dimanche. » Alors jetez-nous dehors, parce que vous êtes sous aucune obligation et ne voulez pas écouter quoique ce soit qui n’est pas du Seigneur.
Nous sommes ici ensemble pour entendre la Voix du Seigneur. Nous parlons de ce sujet maintenant, et maintenant je ne fait surtout que de le verbaliser, comme lorsque Paul et Barnabas couraient ensemble. Plus tard, Paul faisait la plupart de la verbalisation, lorsque Silas était avec lui. Ce n’est pas vraiment important. Le fait est que nous sommes ici pour entendre la Voix de Dieu ensemble et au moment où nous sommes prêts de partir aujourd’hui, les choses les plus importantes pourraient être dites par l’un des enfants. Nous ne savons pas cela. Nous sommes ici pour entendre la Voix du Seigneur ensemble, et peut-être que nous avons besoin de correction, et peut-être que nous vous offrons des cadeaux à travers les lignes continentales auxquels vous pourrez ensuite participer et cela changera votre vie. Peut-être que cela ira dans l’autre sens, ou le plus souvent ça ira dans les deux sens.
Ce n’est pas un séminaire ou une conférence. Nous sommes des frères qui sont ici ensemble en tant que frères, partageant les dons que nous avons, et cela sort comme ça sort. Quand l’Église est ainsi, je peux rester là totalement silencieux pendant des heures et ne jamais dire un mot. Et personne ne compte sur moi, parce que nous entendons la Voix du Seigneur venant d’autres personnes. Par exemple, à un baptême récent d’un nouveau converti, nous étions là pendant quatre vingt dix minutes. Ce fut un temps joyeux, avec un certain nombre de personnes offrant des encouragements et des enseignements. En une heure et demie je n’ai dis exactement que deux mots. J’ai dit « Amen »—deux fois. Et bien que j’aurais pu dire plus, personne ne s’y attendais.
Je peux être en train d’apprendre, de prendre des notes, et de ne jamais dire un mot pendant des heures. Maintenant, si quelqu’un dit quelque chose qui touche mon don, je pourrais avoir quelque chose à dire pour quelques minutes à ce sujet, parce que maintenant Dieu m’appelle pour dire quelque chose qu’Il a mis dans mon cœur. Je ne suis pas le chef, le conférencier, l’enseignant, le décideur, ou le directeur de réunion. Tout le monde à Indianapolis sait que je ne suis pas le patron. Personne ne pense à moi comme le patron. Je suis un frère. J’ai un don. Il y a des choses que je fais.
Il n’y a sans doute pas beaucoup de gens à Indianapolis qui peuvent faire ce voyage et cette interaction, ce type de travail multi-fond, multi-pays. C’est un don de construction qui est une sorte de construction intercontinentale, que chaque personne n’est même pas supposé de faire. Mais il y a beaucoup de gens qui ont beaucoup de dons qui font beaucoup d’autres choses beaucoup mieux que moi, et je leur suis totalement soumis, car c’est le Jésus en eux en qui je me soumets. Là où ils ont de l’onction, nous nous soumettons à cette onction, parce que c’est à Jésus que nous nous soumettons. Il n’y a pas de patron, chef, dirigeant, ainé, seulement Jésus. Il est la Tête, le Chef.
L’onction qui est sur des personnes différentes dans des contextes différents, qu’il s’agisse de l’enseignement, de l’encouragement, ou de la pitié, ce sont toutes les parties de Jésus, et nous nous soumettons à ce Jésus en eux, comme si nous étions juste un bébé. Et puis nous faisons notre part aussi, parce que c’est notre don. Et c’est peut-être un berger ou un enseignant dont le Corps du Christ a besoin. Si vous commencez à disperser tout le monde en petits groupes et qu’ils n’aient pas ces dons, et qu’on a simplement attribué des gens, ils vont souffrir, parce que vous n’êtes pas autour d’eux avec votre don. Donc, ce n’est peut-être pas une bonne idée de leur voler le don dont ils ont besoin en les dispersant dans des situations où ce don, ce cadeau n’est plus disponible.