Gouter aux Puissances de l' Âge à Venir : Quelques Applications Pratiques Partie 3 Quelques Applications Pratiques Partie 3

24/4/1999

Avril 1999

Question : Quand on veut vivre dans ce royaume invisible, mais qu’on voit des faiblesses dans sa vie, doit-on attendre que la chose se fasse au fur et à mesure que l’on a foi en Jésus ? Au fur et à mesure que l’on grandit dans notre relation avec Lui ? Comment faut-il se positionner, autrement que de supplier Dieu de me libérer de ces faiblesses ?

L’abandon : Lâcher prise

Il y a là plusieurs problèmes primordiaux. Tout d’abord, à moins d’abandonner sa vie, on ne peut pas la retrouver. Une des choses qui retient certaines personnes, c’est qu’il y a des choses qu’ils désirent encore. Ils ne renoncent pas à leur droit à A, B, C ou D. Ils pensent qu’ils ont le droit à A, B, C ou D. « J’exige d’avoir le droit d’être heureux. » « J’exige d’avoir le droit de réussir, ou le droit de bien pourvoir aux besoins de ma famille. Je ne serai pas pauvre. Je refuse d’être pauvre ». Quelqu’un que je connais, qui a suivi le chemin de l’abime, se disait toujours : « Je VAIS subvenir aux besoins de ma famille… Je réussirai dans les affaires… Je vais réussir… Je le ferai. » Il n’a pas lâché prise de ce « droit » et ça l’a pourri comme un cancer. Par la suite, d’autres choses ont commencé à se manifester, mais cet aspect-là était vraiment excessif. On pouvait voir un grain de folie en lui chaque fois que ce sujet était mis en avant. Il y avait une sorte de folie. Il ne voulait pas lâcher son droit à la réussite. Peut-être que lorsqu’il était petit, son père ne réussissait pas très bien dans les affaires et il avait honte de ne pas avoir les mêmes choses que les autres petits garçons de l’école. Je ne connais pas son passé, mais je sais que c’était une obsession pour lui. Réussir et exiger le droit de bien gagner sa vie était quelque chose qu’il ne voulait pas lâcher. Peut-être était-ce dû à quelque chose dans sa jeunesse. Quoi qu’il en soit, il ne s’en repentait pas.

Voici un autre exemple. Disons qu’un de mes proches préférés est mort jeune quand j’avais cinq ans. Admettons que c’était ma tante préférée et que j’adorais aller chez elle chaque été. Subitement, elle est morte à 45 ans d’une crise cardiaque parce qu’elle était obèse. Donc, à partir de ce moment, je suis obsédée par la nourriture diététique, ou obsédée par l’exercice physique, parce que j’ai été blessée. Suite à cela, j’ai acquis un système de priorités dont je refuse de me repentir. Je m’accroche à cette chose, je protège mon investissement et je fais de mon monde ce que je veux qu’il soit. Je prie pour d’autres choses, je demande ou je supplie Dieu pour d’autres choses, mais il y a une chose que je n’abandonnerai pas. Une chose à laquelle je ne renoncerai pas. Il y a un droit que je garde pour moi, un domaine de ma vie que je veux protéger. J’exige « d’être dieu » et de connaitre le bien et le mal et de contrôler mon destin.

Ce domaine peut sembler petit : « J’ai toujours voulu avoir cinq enfants, et j’en aurai cinq. » « Je n’ai jamais voulu avoir beaucoup d’enfants. » « Je n’aurai pas beaucoup d’enfants parce que j’ai grandi dans une famille nombreuse et c’était la pagaille. Cela ne se passera pas comme ça. » « Je ne veux pas être ouvrier. Je veux être cadre parce que j’avais honte de mon père. Il était ouvrier. Je vais donc devenir cadre. Je ne quitterai pas ce travail parce qu’alors cela signifierait que… » Si tu es obsédé par un domaine de ta vie, quel qu’il soit, il s’élèvera pour te tuer.

Il y avait une sœur qui avait tellement peur d’emmener son bébé pour regarder les frères jouer au basketball. Elle craignait qu’un ballon puisse frapper son enfant ou que quelque chose « pourrait » arriver. C’est cette sorte d’obsession qui prive une personne de son héritage. C’est pourquoi il était si important qu’elle emmène son bébé au match de basket. Devinez ce qui s’est passé la première fois qu’elle a amené le bébé ? Son enfant a été frappé avec un ballon, mais il était indemne. Tout le monde a survécu. Le fait est que Dieu a un sens de l’humour dans tout cela, mais Il est aussi totalement engagé envers nous ; ainsi, si nous nous accrochons aux choses et exigeons notre droit à quelque chose, tous les autres domaines de notre vie seront en ruine. Nous serons corrompus, pourris et insatisfaits, parce qu’il ne nous donnera que de petits aperçus de Sa bénédiction. Ce ne sera pas l’autoroute surnaturelle qu’Il désire donner, mais seulement de petits aperçus de Sa bénédiction.

Beaucoup de gens défient Dieu sur ce point. « Moi aussi, je trouverai la bénédiction de Dieu parce que je vais faire de gros efforts, et je ferai tant de bonnes actions, et j’apprendrai tant de choses, et je ferai ceci ou cela. Je te défie, Dieu. Je refuse d’abandonner cette seule chose, mais je ferai tant d’autres choses que Tu devras me recevoir. Tu devras me bénir. Tu devras me donner une voie rapide vers le royaume de l’éternité et de la réalité. Tu vas devoir me recevoir, car je n’y renoncerai pas. J’en ai le droit. Cela sera mien de droit. Je peux l’exiger. J’ai trop peur d’y renoncer. Je le veux trop, et Tu devrais comprendre que je ne peux pas y renoncer. Je ne lâcherai pas prise. Tu devrais comprendre cela, car après tout, Tu connais mes souffrances et mes peurs. Mais en attendant, je n’abandonnerai pas cette chose, mais Tu dois me donner de la vie. Tu dois me libérer de l’esclavage et de la servitude, de la peur et des émotions, etc. Mais, il n’est pas question que je Te fasse assez confiance pour lâcher prise. »

L’abandonnement est essentiel pour voir les domaines surnaturels et pour faire expérience des libertés surnaturelles dans ces autres domaines de votre vie. L’abandonnement est un élément extrêmement important. J’ai vu à maintes reprises comment l’absence d’abandon maintient les gens enchainés, limités et superficiels. Une vie instable, futile, faite de va-et-vient et plongée tantôt dans une tempête, tantôt dans le calme apparent, une telle vie vient souvent de ce refus d’abandonner un fil de vie presque indiciblement petit et indescriptiblement subtil. Mais ils savent dans leur cœur qu’ils ont trop de peur, de méfiance, ou qu’ils manquent de volonté et de confiance en Lui et qu’ils ne lâcheront pas cette unique chose. Tout comme le jeune homme riche, « une chose te manque. » Ils sont paralysés.

Si vous voulez vaincre une cavalerie, il suffit de couper les jarrets des chevaux, car alors ils ne peuvent plus rien faire. Ils sont encore en vie, mais ils sont inutiles. Ils n’ont plus d’énergie, plus de puissance, et ils ont perdu leurs dynamismes. Beaucoup de gens vivent comme ça toute leur vie. Ils sont paralysés. Ils sont vivants et respirent, mais ils n’ont plus d’élan, plus de puissance. Ils ne peuvent plus galoper à travers les prairies. Ils ne peuvent plus sauter par-dessus les ruisseaux. Ils ne peuvent plus vivre le genre de vie que Dieu leur avait donné. Ils sont paralysés. Ils respirent et ont une activité cérébrale, mais ils ne peuvent pas être tout ce que Dieu avait prévu qu’ils soient, car « une chose leur manque. » Ils refusent d’abandonner leurs vies. Ils y sont accrochés et se protègent dans un endroit ou un autre de leurs vies.

La foi : Fixer son regard

Voici une autre condition pour notre capacité à voir et à vivre dans le monde céleste : tout est possible pour ceux qui croient. Il faut croire en l’autre royaume. Vous devez avoir les yeux fixés sur les choses qui sont éternelles et non temporaires. Vos yeux doivent être fixés là-dessus. En voyant Celui qui est invisible, Moïse a abandonné les richesses de pharaon. Il a aperçu l’autre royaume et a cru que c’était ça la réalité. Il a donc pu laisser tomber les autres choses et elles n’ont pas accaparées son attention, ni pris le contrôle de ses émotions, de ses sentiments ou de ses pensées. D’après Romains 6, une grande partie de cela revient à s’estimer mort au péché, mais vivant pour le Christ. Pourquoi ? Parce qu’en réalité le Fils de Dieu s’est manifesté pour détruire les œuvres du diable. Je me sens tenté, mais est-ce que cela m’obsède vraiment ? Dois-je être forcément contrôlé par ces choses ? Ou bien, puis-je avoir des armes de justice dans ma main gauche et des armes surnaturelles dans ma main droite pour détruire des forteresses ? L’ennemi nous opposera, bien sûr, mais nous devons croire de tout notre cœur que le prince de ce monde est venu, mais qu’il n’a rien en moi. Nous devrions être capables de passer outre cette tentation et de dire : « Ça, ce n’est pas moi. Je n’ai pas besoin de ça. Ce n’est pas ce que je suis. Je ne suis pas un esclave de la nourriture. Je ne suis ni un esclave de la peur ni de la paranoïa. Je ne suis pas esclave de mes enfants, je n’ai pas peur pour leur santé, je n’ai pas peur pour ma santé. Je ne suis pas esclave de ces choses-là. Rien n’est impossible pour ceux qui croient ». Rien n’est impossible pour ceux qui croient.

Les gens qui croient sont ceux tellement liés au royaume invisible qu’ils ne font rien en dehors de Dieu. Ils sont à ce point dépendants des choses que le Père dit et des choses que le Père fait qu’ils ne font ou ne disent rien qu’IL ne fasse et ne dise. Ils vivent tout en Le regardant, ils lient sur la terre ce qui a été lié dans le ciel. Ceux qui croient regardent ce qui se passe au ciel. Ils lient sur la terre ce qui a été lié dans le ciel. Lorsque les gens vivent en croyant vraiment que le ciel règne et que le monde invisible domine le monde visible, alors ils sont capables de croire que « toutes choses concourent au bien de ceux qui l’aiment et sont appelés selon ses desseins ». Ils sont capables de vivre sans être ballotés par tous les vents, parce qu’ils croient, vivent et voient, et sont dépendants et totalement confiants dans le royaume invisible. Nous devons vivre par la foi et non par la vue. Nous devons honnêtement, avec chaque fibre de notre être, croire que nous ne sommes pas limités. Marcher sur l’eau n’est pas plus impossible pour toi que cela ne l’était pour Pierre. D’accord ?

Les choses que nous voyons et que nous expérimentons ? Dieu peut infiltrer le monde visible et manipuler ce que nous appelons la « réalité » dans l’existence humaine, parce qu’elle n’est vraiment qu’une ombre. Il peut modifier le monde qu’on peut voir pour atteindre ses objectifs. Il dirige tout, disent les Écritures, pour l’Église. Il gouverne tout pour son Église. Ainsi, pour être capable de voir les miracles de Dieu et de surmonter les tentations, il faut être absolument, totalement, convaincu de la Souveraineté de Dieu sur ces choses. En d’autres termes… la Foi.

La foi est ce qui nous permet de vaincre le monde. C’est la victoire qui permet de vaincre le monde, notre foi. Pas « même notre volonté », mais notre foi. C’est croire qu’Il est et qu’Il récompense ceux qui Le cherchent avec diligence. « L’œuvre de Dieu est celle-ci : croire en Celui qu’Il a envoyé. » Tout cela n’a rien à voir avec la lutte entre la volonté, la substance charnelle et les hormones. Il s’agit plutôt d’une bataille de la vérité et de la lumière. « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, nul ne vient au Père que par Moi. » Il n’y a qu’une seule façon de surmonter le monde de l’ombre : croire en ce qui est vraiment réel. En nous abandonnant aux vérités de Dieu dans le domaine invisible, nous avons le pouvoir de vivre ce que l’homme mortel ne peut expérimenter. « Reconnaissez-vous morts au péché. » C’est croire que, puisqu’IL est mort au péché, et que nous nous immergeons en Lui, alors nous aussi, nous sommes morts au péché. Les tentations ? Le prince de ce monde n’a rien en nous.

Donc, la première partie de la réponse à ta question est l’abandon. La deuxième partie est la foi et la confiance totale et absolue en Dieu et le fait de vivre dans cette confiance qui dit : « Je sais qu’en apparence cela semble ainsi, mais cela ne peut pas être juste. Ce n’est pas possible. Je refuse d’accepter cela ». Vous devez croire la vérité plutôt que le mensonge. Nous avons ces armes surnaturelles pour démolir les forteresses. Quelles forteresses allons-nous démolir ? Celles qui s’élèvent contre la Vérité. Il s’agit de ces choses qui s’érigent contre Jésus et contre son autorité. C’est à cela que servent les armes surnaturelles : à détruire les forteresses. Les forteresses sont construites par le mensonge. Elles sont construites par des choses qui ne sont pas vraies. Elles sont construites par ce qui semble être des lois naturelles, des habitudes, des histoires passées et des faiblesses que nous avons, mais en réalité, nous n’avons pas ces faiblesses. Nous n’avons pas ces limites. Nous ne possédons pas cette fragilité. Ces choses sont des mensonges basés sur le monde des ombres. La réalité est dans le Christ, le Christ en vous.

Qu’est-ce que le « Christ en vous » ? Qu’est-ce que c’est ? C’est l’espoir de la Gloire ! Ce n’est pas l’espoir de la faiblesse ni de l’échec. Le Christ en vous est l’exploration d’un monde nouveau qui est sans peur, sans péché, sans faiblesse, et sans échec. C’est un monde sans égoïsme, sans orgueil, sans solitude et sans tout le reste de ce genre de choses. Nous n’avons plus peur de tout donner à Dieu. Nous croyons que toute bénédiction spirituelle, tout ce qui pourrait être et tout ce qui sera jamais, est en fait en Jésus-Christ. Et nous sommes en Lui, si nous nous sommes abandonnés. Voilà les deux choses : l’abandon et la foi. Le prince de ce monde n’a rien en nous si ces deux choses sont présentes sur l’autel devant nous.

Pouvons-nous échouer en dépit de cela ? Oui, mais seulement quand nous perdons de vue ces choses. Allons-nous échouer ? Probablement. Pourquoi ? Parce que nous allons probablement perdre de vue ces choses pour un certain nombre de raisons. L’échec est-il obligatoire ? Non, absolument pas. Moi ? Vous ? A-t-on échoué ? Oui, absolument. Mais devons-nous « encore » échouer ? Non, ce n’est pas possible que nous le « devions ». S’attendre à l’échec défie tout ce qui est écrit dans les Écritures. Vous pouvez revenir en arrière et lire témoignage après témoignage dans les Écritures et y voir des hommes comme Moïse, Élie, David et Paul. Parcourez leur liste et vous verrez ces deux choses dans leur vie : d’une part l’abandon et de l’autre la vision du monde invisible et la confiance qu’ils y mettent. Ce sont ces deux choses qui les ont soutenus. Ce sont ces deux choses qui les ont catapultés et propulsés, et non pas le fait qu’ils n’ont jamais échoué ou qu’ils n’ont jamais été tentés. Ces deux choses sont indiscutables. On ne peut pas regarder ces hommes et dire qu’ils n’ont jamais péché, qu’ils n’ont jamais fait d’erreurs ou qu’ils ont toujours été comme des piliers de force avec une parfaite exécution de tout ce qu’ils faisaient. On ne peut pas dire cela. Mais on peut dire que l’essence de leur vie était composée de ces deux choses : l’abandon à Dieu et la confiance absolue dans la foi.

On voit la composition du cœur de David quand il a dit : « Donnez-moi une fronde. C’est tout ce qu’il me faut. Tu vas mourir, mon grand. » Ce n’est pas quelque chose qu’il a obtenu en lisant quelques versets de la Bible, en hésitant pour voir s’il pouvait peut-être y arriver. Il n’y avait pas de doute dans son esprit. Parce qu’il était abandonné, et parce qu’il voyait dans le royaume invisible et qu’il faisait confiance, il est allé droit au but. C’est ce qui a créé David. C’est ce qui a formé Moïse. C’est ce qui a donné substance à Abraham. Un abandon et une confiance totale dans l’invisible et non pas dans le visible. Ce qu’on peut voir n’avait pas d’importance pour eux. Les choses invisibles les intéressaient. Voilà comment Dieu mesurait ces hommes, et ce sera la mesure de Dieu pour nous aussi. Les éléments utilisés par les hommes pour juger (comme Samuel juste avant de choisir David) ne sont pas ceux utilisés par Dieu pour prendre ses décisions. Dans ses décisions, Dieu prend en compte l’abandon et la foi.

Question : Si on veut savoir ce que l’on n’a pas encore abandonné à Dieu, Il nous le montrera si on veut vraiment le savoir, n’est-ce pas ? S’il reste des attachements dans notre vie et si on est honnête avec Dieu et qu’on veut qu’Il nous les fasse savoir, il n’y a aucune chance qu’on soit trompé, n’est-ce pas ?

Oui, mais tu n’aimeras certainement pas ce qu’Il te montrera, sinon ce ne serait pas un problème. Tu n’aimeras pas ce qu’Il te montre, et tu n’aimeras probablement pas non plus la façon dont Il t’y amènera. Mais chaque fois qu’on voudra savoir, chaque fois qu’on voudra être testé à nos limites pour pouvoir explorer les profondeurs des richesses, Il t’y emmènera. En attendant, inutile de t’inquiéter. Le fait d’être abandonné ne signifie pas que tu as déjà fait face à tout ce que tu pourrais affronter. L’abandon, c’est le fait que tu es prêt à faire face à tout ce qui pourrait se présenter à toi… n’importe où et n’importe quand si jamais la situation se présente. Ainsi, aujourd’hui, tu n’as pas à t’inquiéter pour le futur du fait que la nouvelle chose, quelle qu’elle soit, ne t’est pas encore présentée. Je ne sais pas avec quoi Dieu va me mettre à l’épreuve, mais je dois tout mettre à ses pieds dans la confiance et l’abandon. Quoi que ce soit, je dois y faire face le jour venu. Je ne suis pas en attente d’une nouvelle grande épreuve et d’un nouvel évènement important. Les choses viendront comme elles viendront, mais je dois me positionner en tant que personne abandonnée. En attendant, tout ce que je sais doit être mis à Ses pieds. Je ne m’en fais pas… parce qu’en attendant, je suis Son enfant. Ce n’est pas un jeu, c’est une relation. Je suis à Lui pour toujours, et Il m’aime.

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