Notes

27/6/1982

NOTE A.—Tout ceci fera connaître à travers l’éternité que l’orgueil dégrade les anges les plus élevés et en fait des démons, tandis que l’humilité élève jusqu’aux trônes des anges la créature humaine tombée. Tirer une nouvelle création du royaume mis en ruines par les anges déchus, c’est le grand but de Dieu. Pour atteindre ce but, il y a une lutte permanente entre l’orgueil des démons et l’humilité de l’Agneau de Dieu, afin que la dernière trompette puisse faire entendre à travers les profondeurs de l’éternité cette grande vérité : le mal ne peut avoir d’autre commencement que l’orgueil et d’autre fin que l’humilité. Voici donc la vérité : l’orgueil doit mourir en nous, ou rien de céleste ne peut y vivre. Sous la bannière de la vérité, abandonnez-vous à l’esprit doux et humble du Saint Fils de Dieu. Si l’humilité ne sème pas la semence, il ne peut y avoir de moisson céleste. Ne considérez pas l’orgueil seulement comme une disposition fâcheuse, ni l’humilité seulement comme une vertu agréable : car l’une est la mort et l’autre la vie ; l’une est l’essence de l’enfer, l’autre l’essence du Ciel. Vous avez donc en vous autant de l’esprit du démon que vous avez d’orgueil ; et autant de l’esprit de l’Agneau de Dieu que de vraie humilité. Si vous pouviez voir ce que chaque sentiment d’orgueil produit dans votre âme, vous supplieriez tous ceux que vous rencontrez de vous délivrer à tout prix de cette vipère, dussiez-vous perdre une main ou un oeil pour obtenir la délivrance. Et si vous pouviez vous rendre compte de la puissance douce et divine qu’est l’humilité, voir comment elle transforme tout dans le cœur et la vie, comment elle expulse le poison de votre nature pour faire place à l’Esprit de Dieu, afin qu’Il habite en vous, vous aimeriez mieux être le marchepied du monde entier que de perdre la moindre parcelle d’humilité.

(L’Esprit de prière.)

NOTE B.—Nous avons besoin d’apprendre deux choses : tout d’abord, que notre salut consiste entièrement à être sauvés de nous-mêmes, c’est-à-dire de ce que nous sommes par nature ; et ensuite, que rien ne peut être notre salut excepté l’humilité de Dieu. De là cette première parole si absolue du Sauveur à la créature déchue : « Si quelqu’un ne renonce à lui-même, il ne peut être Mon disciple. » Le moi est tout le mal et le malheur de notre nature déchue ; le renoncement à nous-mêmes est notre unique moyen de salut ; l’humilité est notre salut... Le moi est la racine, l’arbre, les branches de tout ce qu’il y a de pervers dans notre état de chute. Tous les maux des anges tombés et des hommes ont leur naissance dans l’orgueil du moi. D’autre part, toutes les vertus de la vie céleste sont les vertus de l’humilité. C’est l’humilité seule qui rend l’abîme impossible à franchir entre le ciel et l’enfer. Quelle est donc la grande lutte pour arriver à saisir la vie éternelle ? C’est la lutte entre l’orgueil et l’humilité qui se disputent nos cœurs : l’orgueil et l’humilité sont les deux puissances maîtresses, les deux royaumes en lutte pour la possession éternelle de la créature humai ne. Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais d’autre humilité que Celle de Jésus-Christ. L’orgueil et le moi nous possèdent jusqu’à ce que nous ayons trouvé la délivrance en Jésus. C’est pourquoi celui-là seulement qui lutte sérieusement selon les lois spirituelles pour être délivré de la vie propre reçue d’Adam, peut être amené à mourir à lui-même par l’humilité surnaturelle de Christ qui lui apporte la vie.

W. LAW.

NOTE C.—Par nos forces naturelles, nous sommes incapables de mourir à nous-mêmes. Nous luttons vainement et désespérément en faisant l’expérience de Romains 7 : « Je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas... Malheureux homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? » La réponse, c’est : Jésus-Christ.

En regardant à Lui avec confiance, j’entre dans le vrai chemin de la mort à moi-même : dans le chemin de la patience, de la douceur, de l’humilité, de l’abandon à Dieu. C’est ainsi que se réalise dans toute sa vérité et sa perfection la mort au moi... Si je vous demande en effet, ce qu’est l’Agneau de Dieu, ne me direz-vous pas qu’Il est la perfection de la patience, de la douceur, de l’humilité, de la soumission à Dieu ? Ne me diriez-vous pas que désirer ces vertus et en prendre possession par la foi, c’est se donner à Christ avec confiance ? Et alors, parce que ce penchant de votre cœur à vivre une vie de patience, de douceur, d’humilité, de pleine soumission à Dieu est réellement un acte de renoncement à tout ce que vous êtes et à tout ce que vous avez reçu par la chute d’Adam, il est donc un acte de parfait renoncement à vous-mêmes pour suivre Christ ; c’est votre acte suprême de foi en Lui. Christ n’est que dans ces vertus et Il n’est nulle part ailleurs. Quand elles existent en nous, Son Royaume est établi au-dedans de nous. Suivons donc avec foi le Christ patient, doux, humble, fidèle à Dieu.

L’Esprit d’Amour Divin ne peut naître dans une créature déchue jusqu’à ce que celle-ci ait choisi de mourir à elle-même, en voulant s’abandonner à la puissance et à la grâce de Dieu pour revêtir Jésus-Christ.

Je me confie pour tout mon salut aux mérites et à l’intercession de l’Agneau de Dieu. Il a donné Sa vie pour moi afin que j’aie la Vie. Lui Seul peut reproduire en moi ce qu’Il est Lui-même. S’Il ne naît dans nos âmes, et s’Il n’y apporte Ses vertus, Sa douceur, Sa patience, Son humilité, nous demeurons dans la mort. Mais, lorsqu’il plaît à Dieu de révéler en nous Son Fils, en nous faisant naître à la Vie de l’Esprit, alors une Vie Nouvelle de paix, de joie, d’humilité commence. Jésus-Christ fait briller en nous Sa lumière, Il y établit Son Royaume et Il nous remplit de Son amour et de Son humilité.

(Tout entier à Dieu, par W. LAW.)

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