RIEN d'autre que le Sang !
21/6/2005
Chacun d’entre nous sait combien il est précieux d’avoir une conscience exempte de toute offense dans nos rapports avec Dieu. Un cœur de foi et une conscience libre de toute accusation sont tout aussi essentiels pour nous, car ils sont interdépendants. Dès que nous constatons que notre conscience est troublée, notre foi s’évanouit et nous savons immédiatement que nous ne pouvons pas faire face à Dieu. Pour continuer à avancer avec Dieu, nous devons donc connaître la valeur actualisée du Sang. Dieu tient des comptes à court terme, et nous sommes rétablis par le Sang chaque jour, chaque heure et chaque minute. Il ne perd jamais son efficacité en tant que motif d’accès, si nous voulons bien nous y accrocher. Lorsque nous entrons dans le Lieu Très Saint, par quel motif osons-nous y entrer si ce n’est par le Sang ?
Mais je veux me demander si je cherche vraiment à entrer dans la présence de Dieu par le Sang ou par autre chose ? Qu’est-ce que je veux dire quand je dis « par le Sang » ? Je veux simplement dire que je reconnais mes péchés, que je confesse que j’ai besoin de purification et d’expiation, et que je m’approche de Dieu sur la base de l’œuvre achevée du Seigneur Jésus. Je m’approche de Dieu par son seul mérite, et jamais sur la base de mes réalisations : jamais, par exemple, au motif que j’ai été particulièrement gentil ou patient aujourd’hui, ou que j’ai fait quelque chose pour le Seigneur ce matin. Je dois toujours passer par le Sang. La tentation de tant d’entre nous lorsque nous essayons d’approcher Dieu est de penser que parce que Dieu a pris des mesures pour nous amener à quelque chose de plus de lui-même et nous a enseigné des leçons plus profondes de la Croix, il a ainsi placé devant nous de nouvelles normes, et que ce n’est qu’en atteignant ces normes que nous pouvons avoir une conscience claire devant Lui. Non ! Une bonne conscience n’est jamais basée sur notre accomplissement : elle ne peut être basée que sur l’œuvre du Seigneur Jésus dans l’effusion de Son Sang.
Je pourrais me tromper, mais j’ai le sentiment très fort que certains d’entre nous pensent en des termes tels que ceux-ci : « Aujourd’hui, j’ai été un peu plus attentif ; aujourd’hui, j’ai fait un peu mieux ; ce matin, j’ai lu la Parole de Dieu d’une manière plus chaleureuse, alors aujourd’hui, je peux mieux prier ! ». Ou encore : « Aujourd’hui, j’ai eu quelques difficultés avec la famille ; j’ai commencé la journée en me sentant très morose et déprimé ; je ne me sens pas très en forme maintenant ; il semble qu’il doit y avoir quelque chose de «mal”, donc la voie n’est pas libre pour que je puisse m’approcher de Dieu. »
En fin de compte, quelle est la base de ton approche de Dieu ? Viens-tu à lui sur le fondement incertain de ton sentiment, le sentiment que tu as peut-être accompli quelque chose pour Dieu aujourd’hui ? Ou bien ton approche est-elle basée sur quelque chose de beaucoup plus sûr, à savoir le fait que le Sang a été versé, et que Dieu regarde le Sang et est satisfait ? Bien sûr, s’il était concevable que le Sang subisse un quelconque changement, la base de ton approche de Dieu pourrait être moins digne de confiance. Mais le Sang n’a jamais changé et ne changera jamais. Si tu es vraiment sauvé en t’abandonnant à Lui dans l’Alliance, ton approche de Dieu se fait donc toujours dans l’audace ; et cette audace t’appartient grâce au Sang et jamais grâce à tes accomplissements personnels. Quelle que soit la mesure de ton accomplissement aujourd’hui, hier ou avant-hier, dès que tu fais un pas conscient vers le lieu très saint, tu dois immédiatement prendre position sur le terrain sûr et unique du Sang versé. Que tu aies eu une bonne ou une mauvaise journée, que tu aies consciemment péché ou non, ta base d’approche est toujours la même - le Sang du Christ. L’acceptation du Sang par Dieu est le terrain sur lequel tu peux entrer et il n’y en a pas d’autre.