Mais est-ce vraiment prier ? Proseuche !
9/12/2008
Je souhaite partager quelque chose qui m’a beaucoup aidé, encouragé, stimulé et donné une direction claire... Le mot Grec « proseuche » est le terme le plus fréquemment utilisé dans le Nouveau Testament pour désigner la « prière ». Je vais être bref, mais réfléchissez bien à toutes les implications de ce mot. La première partie du mot, « pros », signifie « appartenir à », « s’approcher de », « se rapporter à » ou « se rapprocher ». Cela signifie « se rapprocher très prés », comme pour dire quelque chose de clair et d’intime à quelqu’un qui se trouve tout près. Comment Dieu pourrait-il envisager une relation « à sens unique », avec des demandes mais sans appartenance ni proximité ? Vous le savez bien.
La deuxième partie du mot le plus fréquent pour désigner la prière est « euche » (ooo-kay ou yoo-kay, selon qui vous a enseigné le Grec). Ce mot signifie un désir, une passion ou un vœu. Il implique un abandon et une capitulation, un sacrifice et une promesse. Est-ce une prière alors, s’il n’y a pas de don de soi, dans la réalité plutôt que dans l’abstrait ?
Quand je prie, quand vous priez, le voyons-nous dans notre cœur comme un moyen de nous rapprocher très prés de notre Père, dans une posture de cœur sacrifié, et comme un échange de notre vie même pour faire un vœu à notre Dieu, alors que nous lui présentons notre cas, nos désirs, nos besoins, notre intercession pour les autres ? « La prière est un lieu de décision, un autel où nous faisons librement le vœu de donner notre vie et nos désirs à Dieu, en échange de Sa Vie. » La prière, proseuche, n’est pas le fait d’offrir une liste de souhaits à un Dieu lointain. Ce serait ennuyeux et de toute façon peu fructueux. Mais pros-euche signifie se rapprocher, appartenir au Père - Lui faire notre vœu, tout en Lui présentant nos demandes, nos besoins, nos confessions, notre adoration et nos intercessions pour les autres.
Cela peut-il vraiment être « proseuche » - la « prière » - si cela n’implique pas de « se rapprocher » et de « faire un vœu » dans le sacrifice et l’amour ? Alors, la prochaine fois que je prierai, est-ce que je prierai vraiment ? Je le veux. Que dirai-je, comment agirai-je pour Lui montrer que je me rapproche de Lui plutôt que de dériver dans des paroles superficielles ou rituelles centrées sur moi-même ? Comment puis-je Lui montrer que c’est un échange, et que je Lui accorde une attention particulière, que je Le désire et que j’ai besoin de Lui ? Quelle est ma « promesse » envers Lui, en prticulier ? Qu’est-ce que je Lui offre clairement et à quelles choses qui me sont chères je Lui promets de renoncer, au-delà de vagues généralités ? La prochaine fois que je prierai, serai-je en train de prier, pros-euche ? Ooooo ! C’est passionnant !