Quelques Astuces du Métier - Être Attentif

20/10/2011

Question : « Sans se retourner, qu’est-ce qu’il y a sur ce mur derrière toi ? Mais ne regarde pas ! »

Réponse : « N’est-ce pas une carte du ciel…Ou je n’en suis pas sûr… ?

Voici la raison pour laquelle j’ai demandé. Je ne suis pas très bon à remarquer tout ce qui est dans une pièce. C’est tout simplement un flou pour moi. : ) Mais je prends l’engagement de bien observer les choses spirituelles. Quelle est le regard dans les yeux des gens, leurs postures et leurs réponses dans diverses situations et circonstances ? Où que ce soit, que ce soit dans un bus des transports publics en Inde, dans une langue que je ne comprends même pas ou, dans une salle de séjour avec un groupe d’amis, je cherche à remarquer ces choses. Je ne remarque peut-être pas tous les détails de la pièce, comme le nombre de chaises. Et si vous me demandiez quelle était la couleur de la peinture, après être sorti de la pièce, je vous dirais probablement la mauvaise chose. Bien que je sois réellement en train de travailler sur ce genre de chose aussi, parce que je pense que d’avoir une pensée alerte est quelque chose qu’on a à travailler.

Mais sur le côté spirituel de ce même principe, vous devriez être en mesure de sortir de n’importe quelle pièce où vous êtes, qui a eu Janet ou Hannah ou Pat et dire : « Je crois que je sais ce qu’elles avaient pensé ce soir. » Si vous êtes si égocentrique que tout ce que vous avez obtenu est venu à travers vos yeux et vos oreilles pour y rester, vous ne serez jamais vraiment en mesure de faire quelque chose avec les choses que Dieu change à l’intérieur de vous. Donc, soyez attentifs et bienveillants et soyez capables de sortir d’une salle en disant : « J’ai fait un contact visuel ou un contact de cœur avec Zackary et Adam ce soir. Peut-être qu’ils ne m’ont même pas vu. Peut-être que je ne les ai même pas regardés avec mes yeux physiques ; mais avec les yeux de mon cœur je me souciais de ce qu’Adam pensait. » Je me soucie. Je suis à l’écoute de toute Vérité exprimée et je la pèse dans ma propre vie. Mais je suis également conscient qu’il y a une dynamique et que ces choses sont importantes. Et si dix minutes plus tard, il y a beaucoup d’activités frivoles ou du désordre ou de la folie, elle me trouble un peu. Peut-être que ça ne veut rien dire. Mais s’il y a un modèle d’idiotie après des opportunités pour la vérité et que des interactions aient lieu - cela compte. Je prends note de cela. Peut-être que nous aurons une conversation à ce sujet.

Je ne sais rien du tout au sujet d’être « né pour un temps comme celui là… ! » Et « Je vais aller semer le trouble avec tout le monde ! » Ou encore : « Mon don est l’encouragement, alors je vais encourager les gens. » » Ou encore : « Je suis un intercesseur, donc je vais aller prier pour les gens. » C’est tout simplement absurde. Dans le Nouveau Testament cela n’existe pas comme moyen de se voir nous-mêmes.

Mais ce qui est vrai est : « Les vieillards, les jeunes hommes, les serviteurs, les servantes - tout Mon peuple prophétisera. » La nature de la Pentecôte et de la Nouvelle Alliance et le Don de l’Esprit Saint est que nous sommes un peuple prophétique. Nous voyons, nous sentons, nous savons, et nous le faisons. Nous sommes un Sacerdoce. Et pour être un sacerdoce, pour être un peuple prophétique, vous devez être vigilants, attentifs. Vous ne pouvez pas être égocentriques et concentrés sur vous-mêmes, où il ne s’agit simplement que de « moi. » Ça ne peut pas être, « je m’ennuie et ceci ne me nourris pas du tout, » parce que je ne paye pas vraiment attention. Ou alors, je fais attention, mais je pense qu’à moi. C’est tout au sujet de moi et ce que tout le monde pense à mon sujet. Ou encore : « Cela me fait sentir coupable… » ou… « Cela m’encourage. » Le « moi moi moi » finalement me conduira nul part.

Un peuple prophétique, comme prophétisé dans Joël chapitre 2 et Actes chapitre 2, est un peuple qui prend soin et un peuple qui fait la différence, parce que Dieu vit en nous et nous sommes attentifs. Peut-être que vous ne savez pas ce qu’il y a sur le mur derrière vous, mais c’est le même niveau d’observation et d’intensité vers les gens qui vous rendra capable d’utiliser les choses que Dieu fait en vous. Même si c’est juste pour dire à quelqu’un : « Voici quelque chose qui m’a vraiment défié ces derniers temps. Je pensais à ce sujet et cela pourrait être un encouragement pour toi aussi… » parce que vous avez senti que cela pourrait être un encouragement pour eux aussi. Vous vous êtes humiliés à admettre ce qu’est votre défi, de sorte que vous pouvez également encourager quelqu’un d’autre.

Les choses travaillent ensemble. Vous n’attendez pas que vous arriviez quelque part, mais plutôt que vous soyez fidèles en ce moment avec exactement la situation en face de vous. Parce que quoi qu’il en soit, si vous êtes fidèles avec elle et faites attention, ça va être utile à vous et à Dieu et aux autres. Ce sera utile si vous êtes un observateur d’autrui et non pas autocentré et ignorant de vos circonstances.

Il y a beaucoup de choses dans le Royaume de Dieu dont on pourrait dire qu’elles sont les astuces du métier. Lorsque vous faites le travail du cuir par exemple (à quelqu’un dans la chambre), il y a des choses que vous savez faire maintenant que vous n’aviez pas l’habitude de connaître, quand vous avez commencé ce travail, non ? Il y a une certaine séquence aux choses. Si c’était la poterie ou autre chose, vous apprenez que vous avez à faire une certaine chose avant de faire la chose suivante. Si vous ne le faites pas, il est trop tard et vous devez recommencer.

Dans toute entreprise de la vie, une personne sage qui est expérimentée a appris qu’il y a certaines choses que vous avez simplement à faire. Sinon vous allez faire des choses encore et encore et encore, revenant sur vos propres pas, gaspillant de l’énergie et ruinant des matériaux. On apprend de par ses erreurs. Et en apprenant de ses erreurs, on apprend les ficelles du métier, que ce soit le travail du cuir ou toute autre chose. Vous devenez sage. Vous pourriez être en mesure d’étudier un peu sur ce sujet, mais beaucoup de connaissance arrive en s’amusant un peu avec elle. Vous ruinez quelque chose et vous vous rendez compte que si vous aviez fait cela différemment, vous n’auriez pas perdu toutes ces matières premières. Ou vous vous rendez compte que ça aurait mieux tourné.

Un truc du métier dans le domaine spirituel du Royaume de Dieu est : Forcez-vous à être attentifs.

Si je vous disais que vous avez tous besoin de plus prier, comment vous vous y prendrez et combien de temps cela durerait-il ? Je ne pense pas que cela changerait beaucoup, si je disais : « Vous avez tous besoin de plus prier » et que vous me croyez. Vous avez besoin de plus prier, n’est ce pas ? Parce que vous tous me croyez, certains d’entre vous décideront de prier davantage, simplement parce que nous en avons parlé. Mais cela ne durera pas. Vous le savez déjà ! Vous savez déjà que la prière n’est pas née de cette façon. La prière est née en prenant soin, non pas en décidant de prier davantage. C’est en prenant soin, c’est en aimant. L’Amour discerne. L’amour est attentif. Et si vous vous inquiétez et discernez et si vous êtes un observateur - et que vous réalisiez que vous êtes aussi assez impuissants - vous priez davantage. Vous voyez, la prière n’est pas une chose.

Une des astuces du métier dans le Royaume de Dieu - les choses que vous apprenez à la dure par un millier d’échecs - est que si vous voulez prier davantage, alors soyez plus attentifs. Si vous êtes plus attentifs, vous allez adorer davantage, parce que vous vous voyez dans le miroir, et que vous verrez mieux les faiblesses des autres personnes ; et plutôt que d’être un juge, vous allez avoir de la compassion. Et si vous êtes compatissants et que vous vous voyez vous-même et surtout vos propres faiblesses, alors vous allez prier davantage.

Par ingénierie inverse de toute cette chose… travaillez dur à être attentifs ! Ce n’est pas que vous devriez savoir ce qui est physiquement sur le mur derrière vous, mais c’est le même genre d’ensemble de compétences, essentiellement. Soyez attentifs… regardez… soyez conscients de la situation et surtout des cœurs des autres personnes et des pensées. Prenez soin. C’est une autre astuce du métier pour votre croissance personnelle, spirituellement.

Soyez attentifs de vous-même, aussi. Par exemple, si vous trouvez que vous vous asseyez toujours à l’arrière de n’importe quelle pièce où vous êtes, demandez-vous pourquoi cela arrive. Vous avez à vous étirer. Si vous trouvez que vous êtes toujours assis à l’arrière de n’importe quelle pièce où vous êtes, changez cela et voyez ce qui se passe quand vous le faites. Voyez comment vous vous sentez différemment. Voyez les choses sous un angle différent. Il y a une raison pourquoi vous faites ce que vous faites. C’est statistiquement improbable au nième degré, que vous soyez accidentellement toujours assis à l’arrière de chaque pièce. Ce n’est pas possible - sauf s’il y a une raison à cela. Et s’il y a une raison à cela, trouvez ce qu’il en est et changez la. Ce n’est probablement pas juste parce que vous êtes humbles, comme vous pensez que c’est. « Oh, je laisse d’autres personnes avoir la meilleure place. » Ce n’est probablement pas cela, de sorte que vous pouvez l’enlever de votre liste. : )

Soyez attentifs, non seulement des circonstances autour de vous, mais soyez aussi attentifs à vous-même et découvrez pourquoi vous faites ce que vous faites. Qu’est-ce qui se passe quand je suis dans une foule de gars ? Dois-je commencer à ouvrir ma bouche et être un comédien, mais je ne le serais pas dans d’autres circonstances ? Pourquoi est-ce comme ça ? Est-ce l’orgueil, ou est-ce l’insécurité ? Suis-je juste une personne frivole, égocentrique, mondaine ? Qu’est-ce qui cloche chez moi ? Recherchez, trouvez et changez.

Pourquoi faites-vous ce que vous faites ? Dans cette observation, cela vous conduira à une prière plus profonde et à plus de compassion pour les autres. Il est facile d’être un juge des autres, lorsque vous ne vous voyez pas du tout. C’est beaucoup plus facile d’avoir de la compassion des autres lorsqu’on se voit soi-même. Pas dans la peur, non pas dans la paranoïa, et non pas dans la culpabilité, mais dans la simplicité de savoir que vous avez besoin de Dieu et des autres aussi. Peut-être tout ce que vous voyez n’est pas aussi insidieux et absurde que vous pensiez - parce que vous avez regardé dans le miroir et avez vu des absurdités là aussi. Alors la compassion et la miséricorde et la sagesse et la prière et l’amour grandissent tous comme résultat d’être attentifs sur vous-même et de savoir pourquoi vous faites ce que vous faites.

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