Produire des Fruits de l'Esprit

24/11/1996

(Transcription d’une partie d’une soirée avec toute l’église locale…)

Quelque chose que CS Lewis a dit une fois, c’est que quand on vit totalement pour la vie éternelle, pour le Royaume des Cieux, pour le Royaume de Dieu, on obtient aussi ce monde dans l’affaire. Mais si on vit pour ce monde, on perd les deux à la fois. Si vous choisissez ce qui est de la terre, même les bonnes choses, comme le lieu où vous établissez vos priorités, vos affections, votre temps, votre énergie, et ne percez pas pour faire ce qu’il y a à faire pour l’amour de Jésus—peu importe comment vous vous sentez ou ce que vous voulez—vous perdrez tout à la fois, en substance. Comme la femme de CS Lewis a dit : « C’est l’affaire du siècle. » C’est l’Affaire. Vous pouvez soit vivre pour le Royaume de Dieu et obtenir les deux à la fois, ou vous perdez les deux à la fois pour vivre pour ce siècle présent, vos propres désirs, votre ego et toutes autres chose.

Je pensais à une chanson qu’un frère a écrit qui dit : « Reconnaître Ta canne, même si ça fait mal pendant un certain temps…prouvant que Tu es mon Dieu et que je suis Ton enfant. » Quelque chose dans cela fait partie du processus. Que faisons-nous ici ? Comment apprenons-nous ce que nous apprenons ? À travers les chansons que nous chantions plus tôt, j’ai pensé au fameux passage de l’Écriture qui répertorie les fruits de l’Esprit : L’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la douceur, la fidélité, la maîtrise de soi…et je pensais : « Comment Dieu fait-Il cela avec nous ? » D’où viennent ces fruits de l’Esprit ? Vous êtes un Chrétien, et zap : vous avez instantanément la joie, la paix, la patience et la maîtrise de soi, non ? Est-ce que quelqu’un ici a déjà expérimenté l’ensemble des neuf fruits de l’Esprit descendre sur lui tout en même temps, parce qu’il est un Chrétien ? Est-ce que quelqu’un a eu cette expérience ? Eh bien, si ceux-ci sont, en effet, les fruits de l’Esprit, (qui sont essentiellement la purge des actes de la nature pécheresse, l’épuration de l’ambition égoïste et de la pensée mondaine, des priorités mondaine, des plaisirs, et de la conscience de nous-mêmes)…si les fruits de l’Esprit sont la conscience de Dieu et d’être totalement saturé avec les priorités de Dieu, afin que nos propres priorités ne soient plus importantes, alors comment Dieu produit-Il ces fruits dans nos vies ? Je vous suggère l’évidence, et qui est « reconnaître Ta canne, bien que cela fasse mal pendant un certain temps. Cela prouve que Tu es mon Dieu et que je suis Ton enfant. » Comment le « fruit de l’Esprit » de la maîtrise de soi est-il produit dans votre propre vie ? Comment brisez-vous le joug, l’esclavage, la boule et la chaîne, les menottes, le carcan de l’esclavage de l’auto-indulgence ? Comment pouvez-vous faire cela ? En « reconnaissant Ta baguette, même si ça fait mal pendant un certain temps… » Il y a des choses très évidentes, qui surviennent lorsque vous êtes complaisants. Il y a des choses évidentes qui se produisent lorsque vous vous donnez à vos désirs—que ce soit quelque chose que vous avez dite, qui ne devait pas être dite ; de faire quelque chose qui ne devait pas être faite ; de manger quelque chose qui ne devait pas être mangée ; de rester au lit plus longtemps que vous ne devriez le faire ; ou tout autre forme d’auto-indulgence qui orbite autour de vous. La vie du ‘moi’, les plaisirs égoïstes—dans lesquels vous ramenez tout à vous-même—l’auto-indulgence, ce genre de mal—comment Dieu nous brise-t-Il de cet esclavage, de cette ivresse d’auto-indulgence ? Eh bien, Sa canne, Son bâton ! !

La maîtrise de soi—d’où vient-elle ? Il apporte un jugement dans les relations. Si vous êtes auto-indulgent, vous constaterez que vous ne serez pas capable de regarder dans les yeux des autres et de vraiment les aimer. Vous ne serez pas en mesure de vivre leur amour, et ils ne pourront pas faire l’expérience du vôtre. Il y aura là un mur, un brouillard. Vous verrez des hommes marcher comme des arbres. Si vous vous donnez à l’auto-indulgence, quelle que soit sa forme, vous ne serez pas en mesure d’avoir ce genre de relation avec les autres. Vous serez impatients, vous vous érigerez toujours en juge, et vous vous tiendrez à l’écart.

Le jugement de la relation brisée est clairement l’un des jugements de l’indulgence égoïste.

Il y a d’autres jugements : L’incapacité de prier et d’adorer en toute liberté, parce que notre relation avec le Père est brisée. Il s’agit d’un jugement qui a lieu dans notre vie, lorsque nous nous sommes livrés à l’indulgence, alimenté et béni de nous-mêmes. Lorsque vous vous bénissez vous-même, quelle que soit la forme, vous trouverez qu’il y a un jugement qui vient sur votre cœur et votre vie. Et cela prend d’autres formes : dans vos humeurs, et même dans vos émotions. Vous sentirez le jugement de Dieu descendre sur vous lorsque vous êtes complaisants. Ce sont des jugements de Dieu. C’est Son bâton ou Sa baguette afin d’apporter le fruit de l’Esprit de la maîtrise de soi. Cela vous fait dire : « Non, je ne veux pas vivre cela de nouveau. Je déteste être si morose, si égoïste, si critique, si seul, si frustré, si dégoûtant, que je ne veux même plus affronter la vie. Et je l’ai fait à moi-même, parce que j’ai été complaisant avec ma nourriture, avec mes pensées, avec mes activités physiques de toute sorte—que ce soit des loisirs, des sports ou toute autre indulgence que vous voulez nommer. Vous vous donnez à ces choses et vous aurez une couverture d’humeur qui juge votre homme intérieur et tout d’un coup vous êtes sur les nerfs ou très tendus. Vous ne pouvez pas aimer ou être aimé. Vous ne pouvez ni louer ni expérimenter l’amour de Dieu. Ou vous n’aurez même pas le sentiment d’aimer Dieu. En fait, vous commencerez à vous demander si le Christianisme est en fait réel. Vous vous demanderez si Jésus est vraiment ressuscité des morts. Tout ça commence à s’installer dans votre cœur, et vous l’avez fait à vous-même, parce que vous gratifiez votre propre chair; vous vous bénissiez vous-même. Vous vous êtes mis dans une position où vous preniez vos propres choix pour votre propre bien, au lieu de confier cela à Dieu et de vivre pour le bien des autres et pour le bien de Dieu. Donc, il y a ces trois types de jugement qui viennent sur l’auto-indulgence.

Comment pouvez-vous obtenir le contrôle de soi du « fruit de l’Esprit ? » En écoutant le Père et en reconnaissant Son bâton. En voyant que je me suis fait cela moi-même. Et que dire de cette incrédulité qui est dans mon cœur en ce moment ? Cette frustration, cette panique, cette attitude critique envers les autres, cette solitude ? Savez-vous quoi ? Cela n’est d’autant pas la faute des autres. Ils ne l’ont pas fait. Cette mauvaise journée que je suis en train d’avoir n’est pas parce que tout le monde est contre moi ou parce que le monde entier n’est pas bon ou que ce n’est tout simplement plus amusant. Ce ne sont pas les raisons pour lesquelles vous avez une mauvaise journée. Vous avez une mauvaise journée parce que vous avez été complaisants et que Dieu est en train de juger cela dans l’homme intérieur. Il ne vous apportera pas la paix et la joie et les autres fruits de l’Esprit, lorsque vous vivez dans l’opposition à Sa volonté. Quand vous bénissez vous-même, plutôt que de permettre au Père de donner de bonnes choses à Ses enfants…Quand vous avez fait vous-mêmes votre propre système de priorités ; et ainsi décidez d’aller après quelque chose vous-même, alors vous trouvez le jugement ou la verge de Dieu dans votre vie et votre cœur !

Et pourquoi fait-Il cela Parce qu’Il vous aime ! Il ne veut pas que vous finissiez comme le monde. Il ne veut pas que vous finissiez comme les païens qui ont été donnés à la futilité de leur pensée, leur intelligence obscurcie ; le jugement, la colère et la méchanceté croissante. Il ne veut pas cela pour vous, pas plus que vous voudriez cela pour l’un de vos enfants. Voulez-vous que vos enfants soient fous et ivres de péchés et de perversion ? Il ne veut pas cela pour vous non plus. Mais la manière dont la vie fonctionne est qu’il y a une dynamique. Vous n’êtes pas juste là pour prendre la décision A, la décision B, la décision C. Ce n’est pas ce qu’est la vie. Il y a un dynamisme. Vous partez sur cette voie, et vous vous y enfoncerez de plus en plus, parce que votre conscience va être cautérisée comme avec un fer chaud. Vous allez être plus enclins à être auto-indulgent, parce que vous êtes ivres. Vous commencez à voir et sentir une séparation. Ensuite, vous commencerez à dire : « Eh bien, je suis déjà allé si loin avec cela. Je pourrais aussi bien aller jusqu’au bout. » Satan va vous mentir, vous attaquer de différentes manières. Il y a juste une dynamique qui va avec. Et le Père dit : « Stop. Pas plus loin. Je veux que Tu vois que ta mauvaise journée, ta mauvaise humeur, ta relation brisée, ton manque de communication…à ces choses Je dis : ‘Non ! Ma bénédiction n’est pas dans cette route que tu as choisie. Arrêtes-toi ici. Retourne. Fais-Moi face. Déplaces-toi vers Moi.’ » Et puis, l’effet ou le dynamisme de la bénédiction de l’Esprit de Dieu grandit ! Vous tombez plus amoureux de Lui. Il est plus facile de tourner votre visage loin du péché, parce que vous sentez l’amour et vous rencontrez la grâce de Dieu. Vous êtes de plus en plus forts et plus sages et plus connectés. Vous êtes plus en mesure de servir, plus capables d’aimer et plus aptes à être aimés. Vous sentez ces choses, alors, au lieu de l’obscurité et de la couverture mouillée de l’égoïsme, de l’orgueil grotesque, de l’auto-indulgence, de jugement, de critique et de toute autres ordures.

Ainsi, les fruits de l’Esprit : la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la douceur, la maîtrise de soi arrive souvent non pas par Dieu en vous zappant, mais par Dieu utilisant Sa discipline, Sa formation pour vous faire voir combien glorieux Il est ; et combien pathétique est une vie d’égoïsme. Cela fait partie de ce processus d’apprendre même la façon de louer. C’est en regardant ce qu’Il fait dans votre vie et en reconnaissance Sa verge. C’est en se détournant de votre système de priorités défectueuses, de votre auto-indulgence, de vos activités égocentriques ; et de vos divisions de l’homme intérieur, à l’intérieur et à l’extérieur. En se détournant de cela. En fixant les yeux sur l’Auteur et le Consommateur de votre foi ; Lui permettant de vous mouler et de vous refaire ; et de vous plier aux fruits de l’Esprit. Permettez ces choses à croître surnaturellement en vous.

 

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