Mangez avec Appétit. Digérez. Faites le Travail

30/11/2004

Ce récit se passe dans une pizzeria pendant le déjeuner, un jour, dans l’Ohio. La conversation a commencé par : « Je viens de lire ce livre fabuleux sur le Sang du Christ. C’est génial ! C’est ce dont j’avais besoin depuis tout ce temps. Tout va être différent maintenant que je comprends mieux le Sang. » La question a été posée sur la façon de garder les choses que vous avez apprises et d’être tout aussi vivant et enthousiaste à leur sujet que lorsque vous les avez entendues. Cela fait partie de la réponse :

Etre comme Lui, Le connaître, L’aimer, dépendre entièrement de Lui n’est en aucune façon lié à une entente secrète ou la compréhension perdue depuis longtemps de certains sujets. « Si seulement nous avions eu ceci ou cela. » Nous n’avons rien obtenu si nous avons eu « quelque chose » en dehors de Lui. En fin de compte, tout doit être suffisant en Lui. Le « sujet » est passionnant pour un temps si c’est la vérité, mais à la fin tout va retomber -- sauf la Personne. Vous vous demanderez plus tard : « Pourquoi est-ce que je ne le ressens pas comme je l’ai entendu ? » En fin de compte, cela revient à dire simplement: « Je suis à Lui. »

Paul dit dans Galates : « Maintenant que vous connaissez Dieu ou plutôt, que vous êtes connus de Dieu. ». « Correction ! » Notez la nature de la remarque de Paul, par l’Esprit. Pourrai-je jamais connaître Dieu comme je dois Le connaître ? Pas dans cette vie. Seulement « comme dans un miroir brumeux. » « Vais-je enfin fonctionner comme je le devrais ? » Pas complètement, jusqu’à ce que nous Le voyions « face à face. » Peu importe ma compréhension de ce qui est dit dans Galates ou de tout autre « sujet» passé, présent ou futur -- parce que finalement, il s’agit d’une Personne, je n’ai pas à m’en préoccuper. Je peux totalement profiter du Voyage, sans aucun stress pour comprendre les vérités libératrices, mais plutôt en les goûtant comme la nourriture du Ciel. IL existe en tant que Personne indépendamment de ce que nous connaissons, de ce que nous avons fait ou pas, d’aujourd’hui à demain. Il y a beaucoup de fleurs le long du Trajet, mais la destination va toujours être Lui comme une Personne – et non toutes les fleurs qu’Il a plantées pour nous conduire jusqu’à Lui.

Par tous les moyens, continuez de creuser et profitez-en ! Cependant, dans trois mois, quelque chose de différent vous libèrera, un autre sujet vous passionnera. Vous aurez digéré l’excitation actuelle. Elle sera une partie de vous. Elle ne sera ni moins réelle ni moins excitante - en réalité - une fois que vous aurez digéré le repas. Nous sommes actuellement assis ici dans ce restaurant, en train de déguster un repas. Vous dégustez également la Vérité avec les papilles de votre esprit alors que vous ingurgitez ce festin que vous êtes en train de lire. C’est bien. Mais la Vérité n’en sera pas moins réelle dans trois mois simplement parce que vous avez digéré le « sujet passionnant » et que désormais vous n’en avez plus le « goût ». Plus tard, vous ne pourrez que vous souvenir du goût. Mais maintenant c’est encore plus vrai, parce que cela fait PARTIE de vous, vous l’avez digéré : vous ne pensez tout simplement plus à ce « repas » en particulier. Il n’est plus sur le bout de votre langue. Il est cependant important que vous mangiez les bons « aliments ». Vous pouvez même savourer ces bons « aliments » tout en les digérant. Profitez des Vérités de Dieu, IL vous nourrit ! Mais ne pensez pas constamment à cette nourriture délicieuse que vous avez mangée ces trois derniers mois.

Vous ne faites pas ainsi lorsque vous mangez physiquement – vous ne salivez pas en pensant à des plats que vous avez mangés il y a trois mois. Vous mangez, vous appréciez, vous digérez -- et cela devient une partie invisible de vous, vous donnant la force pour ce que vous devez faire. Mais saliver est de l’idolâtrie et de la luxure.

Les Pics et les Vallées

Regarder la Vie et la Vérité comme il faut, comme une NOURRITURE (« manger les rouleaux! »), enlève certaines excitations émotionnelles (les pics et les sommets) et automatiquement, en conséquence, certaines pensées dépressives (les vallées). Si je lis et que tout s’éclaircit : « Ahhh, oui, oui ! » C’est ainsi alors, « OUI! » Si je manifeste trop « d’exubérance » au sujet d’un repas, d’un sujet, je vais décliner peu après, même si c’était « vrai». Parce que Dieu ne laissera rien d’autre nous soutenir que Lui, en tant que Personne. Aucune vérité le concernant ne pourra jamais Le remplacer Lui. Aucune compréhension de qui Il est ne pourra jamais remplacer l’amour indicible, apaisant et invisible d’une relation avec Lui. Donc, quand vous avez compris cela, alors seulement vous pouvez apprendre et grandir à Sa manière.

Se réjouir de la saveur d’un repas est merveilleux. Apprécier un « sujet » comme les Vérités du Sang du Christ ou de Son Armure, ou tout autre « sujet » Le concernant est formidable. Mais comprenez que lorsque vous digérez un repas, il cesse d’avoir du goût dès lors que vous l’avez digéré. Et pourtant, il est encore plus réel une fois que vous l’avez digéré. Il n’est pas moins réel. Il est plus réel. Complimentez le Chef pour sa saveur. Pas de problème. Mais comprenez que la Réalité est au-delà. Cela ne s’arrête pas là. C’est ce qui se passe lorsqu’on n’a plus le goût. C’est le plus important.

Entendez, recevez, persévérez, et portez des fruits. Digérez les Vérités de l’Eternel et de Son Fils, ne vous contentez pas de lire le livre de cuisine ou de saliver sur les types et les ombres. Vivez-Les!

Pas d’excès!

En pratique, prenons la question de Son Sang. Lorsque vous découvrez l’Incroyable Puissance de Son sacrifice, le goût est encore sur votre langue. Vous essayez et dites : « Ah ! Le Sang ! Oui ! Bon, je n’ai pas à m’occuper de toutes les autres culpabilités et les peurs et les ordures, à cause du Sang. » C’est savoureux quand c’est encore sur le bout de votre langue. Mais quand vous commencez à digérer et que cela est devenu une partie de vous, vous n’avez plus à dire: « Le Sang, le Sang, le Sang, le Sang. » Il se peut que ces mots ne vous viennent même plus à l’idée, mais vous restez totalement en paix. Quelqu’un peut vous dire, « Comment osez-vous être en paix après ce que vous avez fait? » Et vous dites: « Eh bien, c’est le Sang. » Et vous pouvez puiser dans ce Réservoir et vivre automatiquement dans ce Réservoir. Ce ne sont pas les mots qui sont sur le bout de votre langue que vous utilisez dans la « bataille». C’est devenu ce que vous êtes, à tel point que vous ne prenez rien pour acquis. Vous avez une paix si profonde que si on vous forçait à l’expliquer, vous pourriez le faire en détail. Mais ce n’était pas les paroles que vous aviez lues ou mémorisées. Ce n’est pas le « goût » que vous avez utilisé pour avancer. C’est la Matière digérée de qui vous êtes devenu qui s’est mise en forme naturellement.

Quelqu’un peut vous dire, « Vous n’avez aucun remords. » Oh non ! Vous avez des remords plus profonds qu’on pourrait imaginer. Mais parce que vous ne rampez pas en criant : « Oh, j’ai failli ! », ils demandent : « Pourquoi ne pleurez-vous pas sur ceci ou cela? » Il se peut que vous répondiez : « Eh bien, je ne sais pas comment expliquer cela, mais je pense ressentir plus de chagrin que vous ayez jamais ressenti dans votre vie. Mais parce que je ne rampe pas sur le tapis, vous ne voyez pas mon chagrin ». Vous pouvez répondre de cette façon, mais je n’en ai pas besoin. J’ai tout digéré. La Croix, la Résurrection, le Sang, la Nouvelle Alliance, la Vie et l’Esprit et je suis enseigné par ce biais. Je n’ai pas le temps de ramper partout, car j’apprends tellement en cet instant sur mon propre échec, que je dois rester à l’écoute. Mon excès de remords parlerait à mon sujet. Je ne peux pas me laisser aller. Ce serait une grande perte et j’ai besoin de rester à l’écoute. Donc, si vous voulez de l’émotion, je suis désolé. Je vais essayer d’évoquer quelque chose pour vous. » (Ne troublez pas cette intimité avec Dieu et la « digestion » de la Vérité en faisant des excuses pour avoir haï la lumière et vous être compromis sans conscience. « Vous les reconnaîtrez à leurs FRUITS. »)

Cela ne signifie pas que la Vie est dénuée de sentiment. Mais je décris le moment où ceux qui ont digéré toutes ces choses ne rebondissent pas sans cesse sur les murs. Et ce n’est pas parce qu’ils font moins attention. Au contraire, ils s’en soucient plus et la question n’est plus du tout au sujet d’eux mêmes. La nature du Sang à l’œuvre en eux est le repas digéré qui leur permet de fonctionner paisiblement à travers les crises. Ils y pensent. Mais il n’y a plus tous les hauts et les bas émotionnels que vous devez avoir si vous vivez sur des idées au lieu de la Personne digérée en vous, qui vous permet d’agir profondément et de saisir ce que d’autres n’auraient jamais vu ou compris -- mais sans drame, exagération et parole.

Ne Soyez Pas Boulimique

Pourtant, vous devez d’abord goûter à la Vérité avant de pouvoir la digérer (sauf si vous vous pincez le nez quand vous avalez). Il n’y a rien de mal à profiter de la saveur et du goût, de célébrer et de remercier le Chef. Il n’y a rien de mal à tout cela. Mais après ? Que se passera-t-il dans trois mois ? Serez-vous découragé parce que ce n’est pas aussi passionnant aujourd’hui qu’il y a trois mois ? « Pourquoi suis-je en train de faillir maintenant? J’ai perdu le fil. » Ne vous inquiétez pas à ce sujet. Il ne s’agit pas de tout faire pour rester dans l’excitation d’un concept et d’échouer parce que ce n’est plus excitant pour vous. Si vous ne pouvez plus savourer la nourriture que vous venez de manger, ne vous en inquiétez pas. Ne soyez pas boulimique si vous ne pouvez plus avoir le goût du « sujet », du « repas ». N’essayez pas de le régurgiter pour le déguster plus souvent.

Mangez de Bon Cœur, Digérez, Faites le Travail!

Ce n’est ni nécessaire ni important même de se rappeler pourquoi vous êtes plus Libre maintenant. Si vous vous en souvenez, c’est bon. Si vous ne le pouvez pas, alors vous ne le pouvez pas. Mais cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas Vivre dans cette Liberté. Si vous avez mangé un steak aujourd’hui -- il y a toutes sortes de protéines et d’acides aminés dans ce steak -- vous ne pourrez pas me dire combien de temps cela prendra pour digérer le steak. Peut être trois jours, mais vous ne savez pas. Dans six mois, si vous faites des exercices et que vous êtes un peu plus performant (un an auparavant vous auriez pu vous déchirer un muscle en faisant ce que vous faites aujourd’hui), vous ne direz pas, « Ahhh, ce steak que j’ai mangé il y a trois mois, c’est cela ! » Qui se soucierait du steak mangé il y a trois mois !? Donc, vous êtes plus fort, mais vous ne savez même pas nécessairement pourquoi et quelle combinaison de choses a entraîné cela, vous continuez à manger de la bonne nourriture. Mangez de la bonne nourriture, mangez vos « épinards » et vos protéines, mangez « le Pain du Ciel » sous toutes ses formes au QUOTIDIEN. Soyez consacrés et profitez-en ! « Mangez les Rouleaux » -- Ne les regardez pas seulement, en salivant, n’en parlez pas seulement ! : )

Mangez de bon cœur, digérez, faites le Travail!

ensemble-en-jesus.com
Français Languages icon
 Share icon