Le Harnais du Seigneur - 1963

17/4/2009

Il y a une fantastique opération de l’Esprit en cours aujourd’hui pour emmener les Fils de Dieu à un confinement absolu à la Volonté parfaite de Dieu. C’est le Jour de Sa Préparation, le jour où Il est en train de préparer le moyen par lequel Il déversera Sa Gloire pour que le monde entier voie. Ce moyen est Son Corps sur la terre, cette glorieuse compagnie de personnes qui est en train d’être conformée par beaucoup de tribulations et d’épreuves de feu à l’Image du Fils de Dieu. C’est Sa « hache de combat et armes de guerre » avec lesquelles Il soumettra tous les royaumes et vaincra tous Ses ennemis. C’est Son « Instrument de puissance et de force » à qui Il donnera le travail de juger ce monde. C’est Son Vainqueur, Sa « grande Armée », avec lequel Il soumettra les nations. Leurs armes de guerre ne sont pas charnelles, armes naturelles, mais elles sont des armes puissantes, puissantes à travers Dieu pour détruire les forteresses. Ce sont ceux qui seront « forts et qui feront des exploits. »

Mais avant que Dieu puisse commettre ce grand et énorme ministère entre leurs mains, ils doivent se soumettre eux-mêmes à la discipline du Seigneur, Le laissant vraiment être le Seigneur de toutes leurs vies. Nous avons depuis longtemps traité la question du péché commis ouvertement, mais maintenant, Dieu s’occupe de la rébellion intérieure de notre propre volonté. Quelques bons Chrétiens ne sont pas actuellement traités de cette manière, car ils ne sont pas dans cette Compagnie des Prémices, mais néanmoins il existe un traitement réel de Dieu qui se fait au sein de ceux qui sont appelés pour ce Haut Appel de Dieu. C’est une chose très réelle, le travail du Feu du Raffineur. Pour ceux qui passent à travers lui, certains de ses aspects sont horribles, mais très nécessaire, et le résultat de celui-ci est glorieux, alors que nous sommes amenés à une soumission absolue et totale à la Volonté de notre Seigneur.

Considérez sous la forme d’une histoire l’harnachement de nos volontés…

J’AI VU L’Attelage DU ROI

Sur une route de terre au milieu d’un vaste domaine se trouvait un magnifique attelage, quelque chose de l’ordre de la diligence, mais tout en or et avec de belles sculptures. Il était tiré par six grands chevaux de couleur châtaigne, deux en tête, deux au milieu et deux à l’arrière. Mais ils ne bougeaient pas, ils ne tiraient pas l’attelage, et je me demandais pourquoi. Puis je vis le conducteur sous l’attelage, sur le sol sur le dos, juste derrière les deux derniers talons des chevaux, travaillant sur quelque chose entre les roues avant de l’attelage. Je pensais : « Hé, il est dans une situation dangereuse ; car si l’un de ces chevaux donnait un coup de pied ou reculait, il pouvait le tuer. Ou s’ils décidaient d’aller de l’avant ou s’ils étaient effrayés en quelque sorte, ils pourraient l’écraser. » Mais il ne semblait pas avoir peur, car il savait que les chevaux étaient disciplinés et ne se déplaceraient pas, jusqu’à ce qu’il leur dise de bouger. Les chevaux ne piaffèrent pas, ni ne s’agitaient comme des empressés, et même s’il y avait des cloches sur leurs pieds, les cloches ne tintèrent pas. Il y avait des pompons sur leurs harnais au-dessus de leurs têtes, mais les pompons ne bougeaient pas. Les chevaux étaient tout simplement immobiles et calmes, attendant la voix du Maître.

Il y Avait Deux Jeunes Poulains Dans Le Domaine

Comme je regardais les chevaux attelés, je remarquais deux jeunes poulains sortant d’un champ ouvert, et ils approchèrent l’attelage et semblaient dire aux chevaux : « Venez jouer avec nous ; nous avons beaucoup de bons jeux ; nous ferons la course avec vous, venez et attrapez-nous. » Et avec cela les poulains donnèrent des coups de pied avec leurs talons, bougèrent leurs queues et partirent comme une flèche dans le champ ouvert. Mais quand ils regardèrent en arrière et virent que les chevaux ne les suivaient pas, ils furent étonnés. Ils ne savaient rien de l’harnachement, et ne pouvaient pas comprendre pourquoi les chevaux n’avaient pas envie de jouer. Alors ils leur demandèrent : « Pourquoi n’avez-vous pas fait la course avec nous ? Êtes-vous fatigués ? Etes-vous trop faibles ? Ne pensez-vous pas avoir la force de courir ? Vous êtes bien trop solennels ; vous avez besoin de plus de joie dans la vie. » Mais les chevaux ne répondirent pas un mot, pas plus qu’ils ne piaffèrent, ni ne secouèrent leurs têtes. Mais ils se tenaient silencieux, et toujours dans l’attente de la voix du Maître.

Là encore, les poulains les appelèrent : « Pourquoi êtes-vous dans la chaleur du soleil ? Venez par ici, dans l’ombre de ce bel arbre. Voyez-vous comment l’herbe est verte ? Vous devez avoir faim ; venez et mangez avec nous, c’est tellement vert et bon. Vous paraissez avoir soif ; venez boire à l’un de nos nombreux ruisseaux d’eau claire. » Mais les chevaux ne leur jetaient même pas un coup d’œil, mais était encore, dans l’attente de la commande d’aller de l’avant avec le Roi.

Les Poulains dans la Corral du Maître

Et puis, la scène changea, et je vis des nœuds coulants qui tombèrent autour du cou des deux poulains, et ils furent conduits au corral du Maître pour la formation et la discipline. Combien triste ils étaient alors que les champs verdoyants disparurent, et furent introduits dans le confinement de l’enclos avec sa terre marron et haute clôture. Les poulains coururent de clôture en clôture, en quête de liberté, mais constatèrent qu’ils étaient confinés à ce lieu de formation. Et puis, le Formateur commença à travailler avec eux avec Son Fouet et Sa Bride. Quelle mort pour ceux qui avaient été habitués toute leur vie à une telle liberté ! Ils ne pouvaient pas comprendre la raison de cette torture, cette terrible discipline. Quel grand crime avaient-ils fait pour mériter cela ? Ils étaient alors loin de se douter de la responsabilité qui devait être la leur, quand ils eurent finis d’apprendre à se soumettre à la discipline, d’obéir parfaitement au Maître, et de terminer leur formation. Tout ce qu’ils savaient, c’est que ce traitement était la chose la plus horrible qu’ils n’aient jamais connue.

SOUMISSION ET REBELLION

L’un des poulains se rebella dans le cadre de la formation, et déclara : « Ce n’est pas pour moi. J’aime ma liberté, mes vertes collines, mes ruisseaux d’eau douce. Je ne peux plus encaisser cette enclos/corral, cette terrible formation. » Alors, il trouva un moyen de sortir, sauta la barrière et courut heureux dans les prés. Et je fus étonné que le Maître le laissa aller, et n’allât pas après lui. Mais il consacra Son attention sur l’autre poulain. Ce poulain, bien qu’il ait eu la même possibilité de s’échapper, décida de soumettre sa propre volonté, et d’apprendre les voies du Maître. Et la formation fut plus que jamais dure, mais il apprit rapidement de plus en plus la manière d’obéir à la moindre volonté du Maître, et pour répondre même à la tranquillité de Sa voix. Et je vis que s’il n’y avait eu aucune formation, aucune épreuve, il n’y aurait eu ni soumission, ni rébellion de la part des poulains. Car dans les champs, ils n’avaient pas le choix de se rebeller ou de se soumettre ; ils étaient sans péché dans leur innocence. Mais lorsque amenés à la place de l’expérimentation et de la formation et de la discipline, alors s’est manifesté l’obéissance d’un et la rébellion qui se trouvait cachée dans le cœur de l’autre. Et même s’il semble moins dangereux de ne pas venir à l’endroit de la discipline, en raison du « risque » d’être trouvé rebelle, toutefois j’ai vu que sans cela, il ne pouvait y avoir le partage de Sa Gloire, pas de Filiation.

Dans Le Harnais

Enfin, cette période de formation fut terminée. Était-il récompensé aujourd’hui par sa liberté, et renvoyé aux champs ? Oh non ! Mais un confinement plus grand que jamais eut lieu, alors qu’un harnais tombait sur ses épaules. Maintenant il trouva qu’il n’avait même plus la liberté de tourner autour du petit corral, car dans le harnais il ne pouvait se déplacer que lorsque Son Maître parlait. Et à moins que le Maître ait parlé, il se tenait debout attendant.

La scène changea, et je vis l’autre poulain debout sur le flanc d’une colline, grignotant quelques herbes. Puis à travers les champs, sur la route vint l’attelage du Roi, tiré par six chevaux. Avec étonnement, il vit qu’en tête, sur le côté droit, était son frère, le poulain maintenant solide et mûr sur le bon maïs dans l’étable du Maître. Il vit les beaux pompons bougeant dans le vent, remarquant l’or scintillant sur l’harnais de son frère, entendant le beau tintement des cloches sur ses pieds…et l’envie vint dans son cœur. Ainsi, il se plaignit à lui-même : « Pourquoi mon frère a été si honoré, et que je sois si négligé ? Ils n’ont pas mis de cloches à mes pieds, ni de pompons sur ma tête. Le Capitaine ne m’a pas donné la magnifique responsabilité de Son attelage, ni d’harnais en or. Pourquoi ont-ils choisi mon frère au lieu de moi-même ? » Et par l’Esprit, la réponse vint à moi alors que je regardais. « Parce que l’un s’est soumis à la volonté et à la discipline du Maître, et que l’autre se rebella,—ainsi l’un a donc été choisi et l’autre mis de côté. »

Une Famine Dans Le Pays

Puis je vis une grande sécheresse à travers le pays, et l’herbe verte est devenue morte, sèche, brune et fragile. Le petit ruisseau s’assécha, s’arrêtant de couler, et il y avait seulement des petites flaques d’eau boueuse ici et là. Je vis le petit poulain (j’ai été étonné que celui-ci ne semblait pas grandir ou mûrir), alors qu’il courait ici et là, à travers les champs à la recherche de nouveaux petits ruisseaux et de verts pâturages, n’en trouvant aucun. Pourtant il courait, apparemment en rond, toujours à la recherche de quelque chose pour nourrir son esprit affamé. Mais il y avait une famine dans la contrée, et les riches pâturages verts, ainsi que les ruisseaux d’hier n’étaient plus. Et un jour, le poulain se trouva sur le flanc de la colline sur de faibles et branlantes jambes, se demandant où aller pour trouver de la nourriture, et comment obtenir de la force pour y aller. Il semblait que rien n’y faisait, et que tous les efforts visant à trouver plus de nourriture et d’eau ne faisaient que de taxer sa force déclinante. Soudain, il vit l’attelage du Roi sur la route, tiré par six grands chevaux. Et il vit son frère, gras et fort, les muscles ondulants, élégants et beaux avec beaucoup de toilettage. Son cœur fut surpris et perplexe, et il s’écria : « Mon frère, où trouves-tu la nourriture pour te tenir ferme et gras en ces jours de famine ? J’ai couru partout dans ma liberté, à la recherche de nourriture, et je ne l’ai pas trouvée. Où trouves-tu, dans ton terrible confinement, de la nourriture en cette période de sécheresse ? Dis-moi, s’il te plaît, car je dois le savoir ! » Et la réponse vint d’une voix remplie de victoire et de louange : « Dans la Maison de mon Maître, il y a un lieu secret dans les limites du confinement de Ses écuries, où Il m’a nourrit de Sa propre main, et Ses greniers ne sont jamais vides, et Son puits n’est jamais à sec ». Et, avec cela, le Seigneur m’a fait savoir qu’au temps de famine spirituelle, ceux qui ont perdu leurs propres volontés, et sont arrivés dans le secret absolu de Sa parfaite volonté, auront beaucoup de maïs du Ciel, et un flux jamais cessant de la révélation de Son Esprit.

Beaucoup Au Temps De La Famine

Car à l’heure où la famine s’étend sur la terre, Il nourrira par Sa propre main ceux qui se sont soumis à Sa parfaite volonté, et qui demeurent dans le lieu secret du Très-Haut. Lorsque la terreur règne dans la terre, ceux de Son harnais n’auront pas à avoir peur, car ils sentiront Son mors et Sa bride et sauront la direction de Son Esprit. Lorsque d’autres sont faibles et fragiles et peureux, il y aura ceux qui sont forts dans la puissance de Son Esprit, et qui ne manqueront pas de bonnes choses. À l’heure où les traditions des systèmes religieux se seront avérés faux, et leurs flux asséchés, alors Ses Choisis parleront la Véritable Parole du Seigneur.

La clôture qui gardait les poulains dans leurs propres prairies et dans leurs propres pâturages ne veulent rien dire à l’équipe du harnais, car les portes s’ouvrent pour eux, et ils sortent tirant l’attelage du Roi dans de nombreux endroits curieux et merveilleux. Ils ne s’arrêtent pas pour manger le poison des mauvaises herbes du péché, car ils se nourrissent uniquement dans l’étable du Maître. Ils foulent ces domaines sous leurs pieds alors qu’ils poursuivent les affaires du Roi. Et donc, à ceux qui sont mis en soumission absolue à Sa volonté, il n’y a pas de Loi. Car ils se déplacent dans la Grâce de Dieu, conduit seulement par Son Esprit, où toutes les choses sont légitimes, mais où les choses ne sont pas toutes expédientes. Il s’agit d’un domaine dangereux pour les indisciplinés, et beaucoup ont péri dans le péché alors qu’ils ont sauté au-dessus de la clôture sans Son harnais et bride. Certains ont pensé d’eux-mêmes comme étant complètement harnachés et soumis à Lui, seulement pour constater que dans certaines avenues de leur vie, habitait la rébellion et de l’égoïsme. Attendons volontairement devant Lui jusqu’à ce qu’Il mette Son nœud coulant autour de nous et nous attire à Son lieu de formation. Et apprenons avec soumission les traitements de Dieu et les déplacements de Son Esprit jusqu’à ce que finalement nous sentions Son harnais tombé et entendions Sa voix nous guider. Ensuite, il y a sécurité des pièges et des écueils du péché, et alors nous demeurerons dans Sa Maison pour toujours !

Bien que le châtiment semble douloureux pour le moment, et la discipline difficile à supporter, néanmoins le résultat avec toute la gloire de la Filiation en vaut la peine, et la gloire de suivre excède les souffrances que nous endurons. Et bien que certains perdent même leur vie à cette formation, cependant ils feront partie de la gloire de Ses Desseins Eternels. Donc, ne faiblissez pas, Saints de Dieu, car c’est le Seigneur qui vous met en confinement, et non pas votre ennemi. C’est pour votre bien, et pour Sa gloire, donc supportez toutes les choses avec louanges et gratitude, qu’Il vous a compté digne de partager Sa Gloire ! N’ayez pas peur du fouet dans Sa main, car ce n’est pas pour vous punir, mais pour corriger et vous entrainer, pour que vous puissiez entrer en soumission à Sa volonté et pour que vous soyez trouvés dans Son Image dans Son Heure. Réjouissez-vous dans les épreuves, dans toutes les tribulations, et glorifiez-vous dans Sa croix, et dans les limites de Son harnais, car Il vous a choisi. Et Il a pris sur Lui la responsabilité de vous garder forts et bien nourris, donc appuyez-vous sur Lui, et ne faites pas confiance dans votre propre capacité et compréhension. Ainsi vous serez nouris et Sa main sera sur vous, et Sa gloire sera sur vous et coulera à travers vous, comme elle va de l’avant pour couvrir la terre. Gloire à Dieu ! Bénis soit le Seigneur, Il est magnifique ! Laissez-Le être le Seigneur de votre vie, et ne vous plaignez pas de ce qu’Il fait passer dans votre vie. Réjouissez-vous ! Fils de Dieu, que vous avez été choisi par Sa grâce pour cette grande œuvre de cette dernière heure.

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