Des « Crises » dans Ses Eglises ??

6/1/1999

Mercredi après-midi, 6 Janvier 1999

La majorité des jeunes groupes de Croyants est confrontée très tôt à des crises. La « crise » la plus courante arrive quand quelqu’un n’aime pas la Lumière dans sa vie, et ne « voit » pas la valeur d’un « Royaume de Prêtres » vivant QUOTIDIENNEMENT pour Jésus (plutôt que d’être centré sur les réunions, ou centré sur l’homme) ... une telle personne « abandonnera » et reviendra « assister » à quelque chose. Et, généralement, le potentiel de cœurs brisés, d’insultes et de blessures est bien là. Voici une partie d’une note à un tel groupe de Croyants qui a juste vécu l’expérience d’être attaqué et ensuite laissé tomber. Chaque situation est différente, et il y a toujours des choses dont on doit se repentir des deux côtés. ET cela doit toujours être notre objectif d’apprendre PERSONNELLEMENT de tout ce qui arrive dans nos vies - peu importe combien cela semble injuste (comme David, même avec les accusations injustes et méchantes de Schimeï). Et, de même que Paul pleure pour la sécurité des Corinthiens, vous pourriez désirer être absolument sûr que vous avez fait tout ce que vous pouviez pour les aider à « voir. » Jésus a dit qu’il en serait ainsi (Jean 10) pour ceux qui aiment les Agneaux de Dieu. Mais au final, Jésus ne court jamais après les gens, même après les précieux comme le « jeune homme riche. » Toujours, nous les « regarderons et les aimerons, » mais nous ne pouvons offrir un « plan de financement » que le Chef n’a pas offert. Nous ne pouvons jamais courir après quelqu’un (Luc 9:57-62;14:25-33). En gardant tout cela en tête, voici une brève pensée pour un petit groupe de Croyants rencontrant l’inévitable baiser sur la joue - et le coup de poignard dans le dos...

Salut, à nouveau. Nous avons vécu pendant environ quinze ans maintenant cette maxime : « S’ils peuvent partir, ils devraient le faire. » Et il me semble que Dieu a beaucoup privilégié cette pensée de base. Un homme célèbre au début des années 1900 faisait un voyage en mer. Un soir, il parla spontanément de Jésus à des gens, et plusieurs personnes donnèrent leur vie à Jésus (ou, comme disait souvent Finney : « donnèrent probablement leur vie à Jésus, » ou furent « vraisemblablement convertis, » puisque les premières réactions ne sont pas toujours vraies. Certains, pour utiliser les mots de Jésus, « poussent rapidement, joyeusement. » Mais, il s›agit d›un « feu de paille » qui ne finit pas avec un Fruit Eternel). Donc, un moment après, une femme qui avait été « vraisemblablement convertie » vint vers cet homme célèbre et lui dit : « Est-ce que cela signifie que je dois arrêter de fumer ? » Il dit : « Madame, si vous pouvez encore fumer, vous devriez le faire. » Et il ne voulut pas en dire plus. Il savait, comme Paul dans 1 Thessaloniciens 1, que la démonstration du Vrai « Savoir » Spirituel vient avec les « convictions profondes » de l’Esprit Saint. Cela signifie que si une personne ne se sent pas vraiment concernée, il serait alors désastreux d’essayer de la convaincre de diriger sa vie dans une direction. Si vous pouviez la convaincre de rester, elle serait pénible, et « épuiserait le sol. » Si vous ne pouviez la convaincre, elle se moquerait de vous et piétinerait les perles de toute façon. Donc, restez simplement détendus et « gardez le Cap. » Il vous guidera.

Puisque nous ne cherchons PAS à construire ou de faire tenir quelque chose, alors nous ne sommes pas non plus ébranlés lorsque des choses différentes de ce genre arrivent. Avoir de la compassion pour eux en tant qu’individus est une Bonne réponse. Mais, toute considération de savoir s’il y a 300 ou 2500 ou 8 personnes est un gaspillage d’énergie. Concentrez-vous sur LUI, pour Lui plaire tous les jours. Ne vous demandez pas si « les démons se soumettent en Son Nom » aujourd’hui, ou pas. « Le gouvernement est sur ​​SES épaules » et notre « travail » consiste simplement à être disponible, sacrificiel, aimant et courageux, tous les jours, peu importe CE QUE font les autres. IL s’occupera de tout le reste. Ne permettez pas que vous, ou quelqu’un d’autre que vous aimez, vous retrouviez à vous défendre (bien que vous pourriez peut-être défendre les autres que vous aimez). Jésus n’a pas pris le temps « d’apparaître » à Hérode ou à Pilate ou aux Pharisiens, après Sa résurrection d’entre les morts. Quelle belle occasion d’apporter la preuve de ce qu’on avance. Mais IL voulait uniquement parler à ceux qui étaient concernés, et qui LE voulaient Lui et Ses Vérités. C’est la même chose avec Ses Disciples d’aujourd’hui. Nous n’avons rien à prouver à personne. Sa justification est, au bout du compte, tout ce qu’il nous faut pour nous rendre heureux et satisfaits aujourd’hui. Et nous l’aurons, par Son Sang, Sa Parole et Son Esprit. S’ils peuvent partir, ils devraient le faire. La meilleure question est de regarder autour, comme le fit Jésus dans Jean 6, et de dire : « Vous ne partez pas vous aussi ? » Il y a là une grande Paix. Il se pourrait que le « levain » dans la « tente d’Achan » ait provoqué les défaites qu’ils ont tous rencontrées à Aï. La meilleure chose qui puisse vous arriver, ce serait que quelques-uns, ou qu’une personne, partent. Nous prenons un jour à la fois, faisant du mieux que nous pouvons, en étant peu concernés par les réussites ou les échecs, à proprement parler... et nous laissons le reste à Celui qui édifie les Eglises contre lesquelles les portes de l’enfer ne prévaudront pas !

Et un PS de discussion mutuelle dans une lettre...

Une personne a donné un exemple de ce qui lui est arrivé, dans son expérience de groupe de maison, ce qui vaut la peine d’en dire un mot ou deux. Voici sa citation :

« Je me souviens avoir vu ceci très clairement un jour dans un ‘petit groupe’ de réunion de maison, quand j’ai remarqué qu’une jeune fille qui venait ‘fidèlement’ au groupe n’était pas apparue pendant quelques semaines. J’ai été étonné de découvrir que quelque chose l’avait offensée et qu’elle avait quitté le groupe, et qu’effectivement le ‘leader’ semblait indifférent. Il n’y avait pas de larmes ou de cœurs déchirés quand elle est partie. Ça ressemblait plus à une transaction de distributeur automatique de billets. Ça va, ça vient. Un ami nigérian entendit l’histoire et commença à demander si quelqu’un était allé lui demander quelle était l’offense spécifique. Personne ne l’avait poursuivie parce qu’ils ressentaient qu’elle était à l’origine des problèmes, en posant des questions sur quelque chose qui lui semblait d’origine humaine. Elle était un ‘fauteur de troubles’ – il leur semblait que c’était mieux qu’elle parte. Mon ami Nigérian nous a pris, une sœur et moi, et nous sommes immédiatement allés chez cette fille (cette nuit même) et a plaidé avec elle pour qu’elle discute avec nous. Nous avons plaidé avec elle pour qu’elle ouvre son cœur aux autres, comme un disciple de Jésus. Elle l’a fait, et est revenue pour réparer certaines relations.

Donc, comment un ‘succès’ évident de ramener cette sœur a-t-il un lien avec la rencontre de Jésus avec le ‘jeune homme riche’ ? Bien sûr, Jésus n’a pas commis d’erreur avec le ‘jeune homme riche’ en ‘le laissant partir’ - mais est-ce que ce groupe que je viens de mentionner, n’a pas fait une GROSSE erreur en ‘laissant partir cette précieuse sœur’ ? Comment pouvons-nous dire la différence entre le BON moment de ‘laisser quelqu’un partir’ et le temps totalement faux, égoïste et stupide de blesser quelqu’un en le ‘laissant aller’ ? Comment pouvons-nous savoir la différence ? »

Salut, Rob. Je crois comprendre ce que tu demandes. C’est une très bonne question. Il est clair que Jésus s’était totalement engagé à DEUX choses :

La Compassion (avec la femme surprise à commettre l’adultère, et la femme au puits, avec Marie lavant Ses pieds de ses larmes pour son péché) ... et la Vérité (« Va et ne pèche plus ! » et, « si ta main te pousse à pécher, coupe la, » et ; « À moins que vous ne renonciez à tout, vous ne pouvez être un Chrétien. » )....

[Note : « disciple » et « Chrétien » sont une seule et même chose, comme peut-être en 43 après J.-C., lorsque le mot « Chrétien » a été inventé dans l›histoire humaine - (Actes 11 :26)]

Voici les deux aspects des choses mentionnées plus haut :

1) « Et, comme Paul pleurait pour la sécurité des Corinthiens, vous voudriez peut-être être absolument sûr que vous avez fait tout ce que vous pouviez pour les aider à « voir. » Jésus a dit qu’il en serait ainsi (Jn 10) pour ceux qui aiment les Agneaux de Dieu. » Beaucoup de larmes seront versées pour ceux que Jésus désire « rassembler comme une poule rassemble ses poussins. »

2) « Mais finalement, Jésus ne court même jamais après les précieux tels le ‘jeune homme riche.’ Nous les ‘regarderons et les aimerons’ toujours, mais ne pouvons pas offrir un plan d’investissement que le Chef n’a pas offert. Nous ne pouvons jamais courir après chacun » (Luc 9:57-62, 14:25-33).

Jésus a quelquefois couru après ceux qui étaient rejetés par la pensée commune religieuse, et les a amenés à la maison ! Il est venu pour cela. Et nous devons le faire aussi. D’autres fois, Il n’ajoutait pas visiblement un grand nombre à « l’Église » qu’Il construisait. « Oh, profondeurs des richesses de la sagesse et du conseil de Dieu ! » Il est incroyablement important de comprendre « qui est qui », et comment répondre à ces différents scénarios. Pour la fondation, dans tout groupe de Croyants ou dans toute véritable Église, cela dépend beaucoup de Savoir comment gérer ces questions !

Vraiment, Rob, l’exemple que tu as donné dans ta lettre (triste, mais incroyablement commun, comme tu le sais) est un exemple « d’essayer de faire entrer une cheville carrée dans un trou rond. » Cette jeune femme n’était certainement pas dans le cas du « jeune homme riche » qu’on a dû « laisser aller » - selon les Voies et les Commandements de Jésus et de Ses Apôtres. Ce n’était pas une personne qui avait démontré ne pas désirer « suivre l’Agneau partout où Il va ! » Rien n’avait été fait pour elle, et son « problème » n’était PAS qu’elle ne se souciait pas d’aimer Jésus et de Lui obéir. Elle n’avait pas décidé « d’aimer le monde » - et n’était donc pas devenue du « levain » et « ennemie de Dieu. » Personne n’avait de preuve qu’elle était « tiède » et donc qu’elle « épuisait le sol. » C’était au contraire, en apparence, un honnête agneau qui était victime de « passer par les mailles du filet » - dans un « paradigme » défectueux. Elle souffrait et était confuse, et apparemment il n’y avait personne pour elle. (Je ne peux te dire combien de centaines de fois nous avons entendu parler de situations similaires dans les tentatives mécanisées « d’avoir l’église. ») Ceux qui sont vraiment dans la situation du « jeune homme riche » ne sont PAS des chercheurs honnêtes qui perturbent le système et tombent dans les mailles du filet. Il n’y a pas de « fissures » quand l’Église entière, « du plus petit au plus grand » est totalement impliquée - et quand 100% de ceux qui nous entourent sont pris en charge au QUOTIDIEN (au lieu de certaines réunions sur le calendrier).

Si nous construisions à la manière de DIEU, comme un « sage maître d’œuvre, » tout le monde aurait une chance de regarder à Jésus et de prendre une réelle décision de Le suivre Lui. Il ne pourrait y avoir « d’actes de disparition, » sauf si une personne a eu la possibilité de se détourner du péché connu, et que des mains d’amour, de bonté et de pardon aient été étendues encore et encore. Alors, dans une relation de marche dans la Lumière, commune, journalière - qui définit l’Église locale, et chaque personne en elle - une personne est dans la « vallée de la décision » quant à suivre Jésus !! Les trucs de personnalité, les sentiments blessés, les incompréhensions, les différences eschatologiques supposées, et autres trucs stupides ne peuvent pas rompre la relation. (Reporte-toi à la discussion sur « Les Implanteurs d’Église » pour en savoir plus sur les « Fondations Apostoliques. ») Mais alors, autant nous aimerions que tout le monde le « fasse, » cela n’arrivera pas ainsi. Ce n’est pas arrivé avec Jésus Lui-même et cela n’arrivera pas avec nous. Ce n’était évidemment pas la faute de Jésus qu’Il « veuille les rassembler, mais qu’ils ne le voulaient pas. » Et c’est encore ainsi. Il y a tout simplement des « types de sols » que Jésus a mentionnés (trois sur quatre) que nous ne pourrons pas couvrir pour toujours. Tôt ou tard, « une année de plus » entre en jeu. « L’utilisation du sol » est interdite par le Chef de l’Eglise. 1 Corinthiens 5 est assez clair quant à savoir si oui ou non le « levain » peut coexister indéfiniment dans la Famille de Dieu. Il ne doit pas, selon Dieu.

« Le champ est le MONDE, » c’est ainsi que Jésus l’a dit. Il n’a PAS dit : « Le champ est L’ÉGLISE. » Le blé et les mauvaises herbes seront mélangés dans le MONDE. Nous sommes « dans le monde, mais pas du monde. » Les mauvaises herbes sont mélangées dans le monde jusqu›à ce que les anges viennent les séparer ? Bien sûr. Mais ça contredirait Jésus et les Écritures de dire que les mauvaises herbes doivent être mélangées dans « l’Église. » Jésus a dit : « Le champ est le monde » - PAS « Le champ est l’Église. » Il est extrêmement important de comprendre ce Principe si souvent mal enseigné, ou alors, nous serons obligés (en citant l’Enseignement de Jésus de manière erronée et en en faisant un mauvais usage) de Le contredire et de Lui désobéir, dans Matthieu 18, dans 1 Corinthiens 5, Tite 3:10 et dans beaucoup d’autres Textes limpides.

Donc, je pense que je mentionne simplement tout cela pour dire que je me sens très mal pour cette jeune femme, et pour les centaines de milliers ou plus dans son cas. Elle devrait avoir une franche dose de croissance et de prospérité et être en mesure de fonctionner, d›offrir ses dons dans l’humilité et l’honnêteté, de donner et de recevoir la Lumière et la Nourriture ... de vraiment vivre simplement comme Dieu l’entendait !!! (1 Corinthiens 12). Les complications et les contradictions surviennent dans nos vies et dans les vies des autres, quand nous essayons d’appliquer les Principes Bibliques -- à un paradigme NON Biblique. Vous ne pouvez pas écrire le code COBOL dans le code « C + + + + » et espérer que le programme fonctionne. Vous ne pouvez amener votre kazoo à un enterrement et vous attendre à être bien reçu. Vous ne pouvez pas faire pousser un oranger en Alaska. C’est le faux paradigme. Lire tous les livres sur la diététique du sol adéquat pour les orangers ne sera d’aucune aide. C’est simplement le mauvais endroit pour la vie de l’oranger, et arranger un iota de plus ou de moins ne changera pas le fait que le fondement de base pour ce genre de vie est erroné. Et c’est donc le cas de notre jeune sœur. Je suis presque sûr que même les personnes qui n’étaient pas convaincues qu’elle était spirituelle n’étaient pas toutes mauvaises. Ils ont cru bien faire. Mais, elles aussi sont victimes d’un paradigme non Biblique qui rend tout dix fois plus difficile et qui donne plus de confusion qu’il ne devrait. Et on ne peut démentir les « fissures » qui apparaissent plus vite ; ni « les programmes » conçus pour essayer de les boucher ou de les couvrir.

OH ! Que l’église soit L’EGLISE, l’Epouse avec la personnalité et la sagesse de son Fiancé, un joug pour Lui, « os de Ses os » ! Et ensuite nous saurons, par Son Esprit travaillant en nous tous, comment nous tenir exactement où Il se tient avec les tièdes, et les imposteurs ; et comment augmenter les étreintes bien au-delà de la raison pour le faible, avec celui qui est confus et blessé.

Maranatha en nous…et ensuite pour nous.

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