La Bonté de l'Amour, les Négatifs de l'Amour, et la Suprématie de l'Amour

22/11/2012

Paul, après avoir montré que l’amour est suprêmement essentiel, l’essentiel vital de toute vie concevable - car Dieu a créé toutes choses sur l’amour - révèle maintenant deux vertus capitales de l’amour : « L’amour est patient et il est GENTIL. » (En Anglais le mot utilisé pour patience est « long-suffering » : souffrir longuement.) Il est très remarquable que la souffrance est la qualité de l’amour mis en avant ; comme si le chemin chrétien devait être un chemin de souffrance, et que sa première grande victoire, est que, dans la souffrance, il aime : et il continue d’être gentil, ce qui est l’amour en action - ce mot désigne une disposition à se mettre à la disposition des autres. L’amour est l’océan dans lequel des étincelles de feu tombent, seulement pour être instantanément séchés, peut-être pas sans augmenter légèrement la température de l’eau, néanmoins tout de suite absorbés dans son ensemble réceptif de bonté/gentillesse. « L’amour est patient » : plus notre amour est grand, plus la surface de notre cœur que nos exposons au chagrin est grande : l’amour implique un Calvaire.

Paul passe ensuite aux points négatifs de l’Amour. Chaque grande machine est rendue exacte dans ses mouvements, examinée de ses erreurs et de ses fautes, et a toute sa puissance contrôlée et dirigée par un régulateur. Paul révèle désormais l’Amour comme un limiteur et régulateur de notre vie. L’amour ferme sept portes, l’une après l’autre : l’envie ; la vantardise ; la vanité ; la grossièreté ; l’égoïsme ; la colère ; la critique.

…Plus nous aimons les autres, moins nous nous aimons nous-mêmes. Comme une lanterne descendue dans un puits sombre, plus nous laissons tomber la lanterne dans notre propre cœur, plus nous apprenons combien les murs sont étroits et combien les eaux sont noires.

Le ciel tout entier est enveloppé dans l’amour, car l’amour est la nature et la maison de Dieu ; et notre perfection à venir diminue le besoin et l’intensité des autres grâces. Curieusement, l’inverse renforce la vérité : la foi-l’infidélité ; l’espoir-le désespoir ; l’amour-la haine. De ces trois, la plus noire est la haine.

L’amour est la plus grande, parce qu’elle est la plus ancienne : L’amour peut dire : « Avant que la foi et l’espérance étaient, j’étais », car avant que les mondes étaient, j’étais. L’amour est le plus grand, parce que la foi et l’espoir témoignent en permanence de nos limites - la foi à notre dépendance, l’espoir à notre manque, mais l’amour est tout à fait positif. L’amour est le plus grand, parce que la foi n’est pas un but, mais un chemin vers le salut ; l’espoir n’est pas un but, mais un chemin de joie ; mais l’amour est un objectif, pas un chemin - car Dieu est amour. L’amour est le plus grand, parce que la foi et l’espoir acquièrent des bénédictions, l’Amour en donne. L’amour est le plus grand, parce que la foi et l’espérance sont des vertus de créatures, l’amour est l’essence du Créateur.

(D.M. Panton)

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